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Dossier : Coronavirus

Coronavirus et confinement : des bénéfices sûrement ponctuels pour l'environnement

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Par , France Bleu

Alors que les Français sont confinés depuis plus d'une semaine en raison de l'épidémie de coronavirus, la baisse de l'activité humaine améliore la qualité de l'air et ravit la faune sauvage. Mais ces effets ne seraient pas durables selon des représentants du monde scientifique.

Les chercheurs pointent des effets bénéfiques, mais sûrement ponctuels sur l'environnement.
Les chercheurs pointent des effets bénéfiques, mais sûrement ponctuels sur l'environnement. © Maxppp - Pascal BROCARD

Plus de dauphins dans les calanques de Marseille, un air moins pollué... le confinement subi par des centaines de milliers de Français depuis plus d'une semaine engendre quelques effets positifs pour l'environnement. Mais de nombreux scientifiques notent que ces bénéfices, encore difficilement mesurables, pourraient n'être que ponctuels.

Des animaux plus zen

Vous avez sûrement remarqué plus de gazouillis d'oiseaux dans les jardins ! Si le printemps l'explique, les animaux seraient également plus sereins. Le bruit de l'activité humaine (et donc industrielle) peut être pour eux "source de stress, de fatigue, de dérèglements physiologiques, de perte de vigilance (...), explique Jérôme Sueur, éco-acousticien et maître de conférence au Muséum national d’histoire naturelle. Il estime qu'il "est donc raisonnable de penser" qu’une réduction du bruit "puisse augmenter la survie des animaux chanteurs, faciliter leur reproduction".

Et la faune marine aussi se détend. Les agents du parc national des Calanques de Marseille observent que certains animaux se montrent plus : dauphins, fous de bassan ou encore thons. Pour Alexandre Deweze, président du Groupement d'Etudes de la faune Maritime Atlantique (GEFMA), si "l'effort de pêche et de navigation se ralentit" les effets  sur cette biodiversité seraient néanmoins à la marge. Ils ne se feraient ressentir que dans "trois ou quatre mois" et lorsque la plupart des pêcheurs, premiers observateurs du monde marin selon lui, reprendront le large.

Pas d'effet sur le climat ?

Le confinement pourrait avoir du bon pour nos poumons. Avec la baisse du trafic routier, une baisse des polluants dans l'air a été observée en Bourgogne-Franche-Comté, dans la Loire ou encore en Drôme et Ardèche. En région parisienne, Airparif a enregistré une diminution des émissions "de plus de 60% pour les oxydes d’azote", soit une amélioration de la qualité de l'air de "de 20 à 30%"

Mais si la pollution diminue, rester chez vous ne freinera pas pour autant le réchauffement climatique. La baisse des émissions de CO2, gaz à effet de serre, ne produit pas d'effets "instantanés et suffisants" observe Jean Jouzel, climatologue et glaciologue français. Elles ont diminué d'environ 30% en région parisienne d'après Airparif. "Il ne suffit pas d'arrêter les émissions de gaz carbonique pour que le réchauffement s'arrête" indique l'ancien vice-président du Giec (Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat).

"Cette crise mondiale pourrait nous donner à réfléchir à l'urgence climatique, mais c'est un souhait" - Jean Jouzel, climatologue

Certains chercheurs craignent aussi un effet "boomerang", à l'image de la fin de la crise financière de 2008 : les émissions de CO2 étaient reparties à la hausse avec les différents plans de relance des gouvernements. Lors de son allocution du 12 mars, le président français Emmanuel Macron a évoqué qu’il faudra interroger notre "modèle de développement" à l'issue de la crise du coronavirus. Promesse en l'air ou réalité ? "Il faudrait que cette transition dont on parle tant se mette en place", espère Jean Jouzel.

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