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Coronavirus : les animaux sauvages profitent du confinement des hommes en pays de Savoie

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Depuis le début du confinement, c'est la grande récré pour les animaux sauvages. Interview d'un spécialiste de la faune sauvage au conservatoire des espaces naturels de Savoie.

Un lièvre à la découverte des routes sans voitures Un lièvre à la découverte des routes sans voitures
Un lièvre à la découverte des routes sans voitures - Manuel Bouron

Le coronavirus a diminué les activités humaines et les animaux sauvages reprennent leur liberté. Les joggeurs croisent des renards sur les hauteurs de Chambéry, un loup se promène sur les pistes fermées de Courchevel et les oiseaux s’en donnent à cœur joie dans un vacarme qui réveille les confinés aux aurores.

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La limitation des activités humaines offre un nouveau terrain de jeu aux animaux sauvages. Une simple impression ou une réalité ? Manuel Bouron est écologue du conservatoire des espaces naturels de Savoie, au Bourget-du-Lac. " J'ai fait le même déplacement la veille et le lendemain du confinement. Le lendemain, j'ai hélas découvert sur la route cinq cadavres d'animaux écrasés, des renards et des hérissons. Plus près des villes, à Chambéry, j'ai été frappé par l'irruption d'oiseaux sur des ronds-points par exemple. C'est marquant. Dès que les voitures s'arrêtent ou presque en journée, les animaux se réapproprient des territoires d'où les activités humaines les ont bannis." 

"On n'est pas chez Hitchcock ! N'ayez pas peur !"

Manuel Bouron a 50 ans, il se passionne depuis tout petit pour la faune sauvage. De chez lui, à Yenne dans l’Avant-Pays Savoyard, le spécialiste de la nature voit les effets positifs de ce retour du monde animal "C'est réjouissant. Peut-être que, à l'issue de cette période, nous allons vivre dans une meilleure harmonie avec eux. Le retour des animaux peut aller très vite, cette période de confinement le prouve, et il ne faut pas en avoir peur, car ces espèces ne sont pas prédatrices de l'homme. On n'est pas chez Hitchcock avec "Les oiseaux" !"

Il n'est pas rare de croiser des renards - Manuel Bouron

Jusqu'alors les animaux étaient "confinés" à cause des hommes

Des loups plus proches, des renards moins craintifs, des chauve-souris plus visibles, des oiseaux aux chants envahissants... L’amoureux de la faune sauvage connait trop les peurs des hommes. Et il redoute la fin du confinement. "Quand on va revenir à la civilisation du 130 km/h sur autoroutes, je redoute une énorme mortalité car les animaux auront pris l'habitude d'explorer ces nouveaux territoires. Il faudra en tenir compte." Manuel, est aussi bénévole à l’association de Montagnole qui porte secours aux animaux sauvages blessés.

La fin du confinement pourrait être terrible pour les animaux sauvages - Manuel Bouron

Les renards ou les sangliers ne sont devenus des especes nocturnes que parce ils sont interdits de séjour en journée par les activités humaines. "L' Homme les a en quelque sorte confinés. Il n'y en a pas plus, ils ne sont pas plus nombreux depuis une semaine, on les voit plus, parce qu'ils osent plus." L’un des enseignements du confinement, c’est bien l’impact de la pression humaine sur le règne animal.

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