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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : "On respire mieux depuis le confinement" Dominique Tilak, d'Atmo Occitanie

Le confinement a des effets positifs sur la qualité de l'air. La réduction de la circulation automobile est importante dans toute la région. Dominique Tilak, directrice générale d'Atmo Occitanie qui surveille les sources de pollution dans la région. Elle a répondu à nos questions

La qualité de l'air s'est amélioré en Occitanie avec le confinement - photo d'illustration
La qualité de l'air s'est amélioré en Occitanie avec le confinement - photo d'illustration © Maxppp - THIERRY BORDAS

Dominique Tilak, directrice générale d'Atmo Occitanie qui surveille la qualité de l'air dans la région répond à nos questions sur les effets du confinement sur la pollution atmosphérique.

Respire-t-on mieux depuis le début du confinement ?

La qualité de l'air s'est améliorée. On a vu notamment une baisse très, très importante des dioxydes d'azote sur l'ensemble de la région et des indices de la qualité de l'air qui, sur l'ensemble de la période, sont souvent bons. Donc, on est effectivement dans une situation où la qualité de l'air s'est améliorée.  On a pu observer, notamment par rapport au dioxyde d'azote, qui est un polluant émis essentiellement par le trafic routier sur l'ensemble de la région. 

Nous avons observé des baisses de l'ordre de 60% dans les grandes agglomérations, et notamment sur des villes un peu plus modestes que sont Castres, Albi, Tarbes ou même Perpignan, où actuellement, il y a moins de trafic routier qu'en période estivale. Nous avons pu observer des baisses de l'ordre de 35% à 40% des concentrations en dioxyde d'azote. Les grandes villes, Montpellier, Toulouse et Nîmes sont fortement impactées par le trafic routier.

Nous avons des baisses de l'ordre de 60% des concentrations de dioxyde d'azote à proximité des axes principaux et des boulevards urbains. Et nous avons dans les centres urbains, sur un air qui a un air évalué sur des distances plus éloignées des grands axes de circulation, une amélioration de la qualité de l'air avec des baisses de concentration qui peuvent aller entre 40% et 50% de baisse de dioxyde d'azote sur les stations de fond.   

Pourtant, vous avez enregistré des concentrations de particules qui ne sont pas anecdotiques malgré le confinement. Pourquoi ?

Pour la concentration de particules pour le dioxyde d'azote, la principale source de dioxyde d'azote, ce sont les véhicules, le trafic routier. Par contre, les particules, les sources sont multiples. Nous avons d'une part le trafic routier, mais nous avons aussi l'activité agricole qui peut être émettrice de particules, qui peuvent se former par des réactions chimiques provenant notamment de fertilisants de type sulfate ou nitrate d'ammonium. 

Nous pouvons aussi avoir des particules qui proviennent d'une masse d'air chargée de particules désertiques. C'est ce qu'on a pu observer sur les semaines 12 et 13, au début du confinement donc. Nous avions notamment des sables sahariens qui remontaient et que l'on a pu observer sur la région. 

Et ensuite, nous avons aussi une part de particules qui provient de brûlage, notamment de brûlage de déchets verts ou de brûlage de coupes de jardin, qui peuvent aussi avoir un impact très important en termes de concentration de particules dans l'air.  

Parmi les sources de pollution, il y a le chauffage aussi, non ? 

Vous avez le chauffage au bois et au fioul qui sont des émetteurs de particules. Donc, là aussi, en début de période, avec quelques jours un peu frais, on a pu observer des augmentations importantes de particules.  Donc, ce qu'il faut voir, c'est que c'est l'ensemble de ces sources de particules qui vont se retrouver dans l'atmosphère. 

Les phénomènes désertiques et les conditions climatiques qui ont par ailleurs fait qu'on a eu des concentrations qui ont été parfois en augmentation et qui ont depuis quelque temps diminué parce que, notamment, il y a eu des grands épisodes de pluies qui ont permis d'évacuer toutes ces particules.   

Est-ce que l'on peut mieux faire alors ?

On peut toujours mieux faire en termes de dioxydes d'azote. Je pense qu'on est arrivé quand même à quelque chose qui est très bien car on est sur des concentrations extrêmement basses sur les particules. On pourra réfléchir malgré tout sur les autres sources que le trafic routier pour essayer d'améliorer les choses.

Je pense qu'une des choses les plus importantes à travailler en termes d'impact, c'est aujourd'hui tout ce qui est brûlage des déchets verts, l'écobuage, que ce soit au niveau des jardins, au niveau des agriculteurs ou au niveau de tout ce qui est sarment, déchets de vergers. Je pense qu'il est important de se rappeler que lorsque l'on brûle des végétaux ou lorsque l'on brûle quoi que ce soit, ça crée de la pollution.

Dominique Tilak, directrice générale d'Atmo Occitanie

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