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Dans le Poitou, les niveaux des nappes et cours d'eau sont au beau fixe loin de la sécheresse précoce de 2019

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Par , France Bleu Poitou

Dans le Poitou, pas de sécheresse précoce cette année. Les pluies de l'hiver ont rechargé les nappes phréatiques. Quant aux précipitations de juin, elles ont regonflé les cours d'eau. Mais attention, il suffirait d'un mois de juillet très sec pour voir la ressource en eau descendre très bas.

La Boivre, route de la Cassette à Poitiers
La Boivre, route de la Cassette à Poitiers © Radio France - Isabelle Rivière

Cela faisait longtemps qu'on n'avait pas abordé l'été avec autant de sérénité dans le Poitou : alors qu'on entre dans juillet, les nappes phréatiques et rivières affichent des niveaux plus que satisfaisants pour un début de saison estivale. Les pluies de ces dernières semaines ont regonflé les cours d'eau. Quant aux nappes d'eau souterraine, elles se sont bien remplies grâce à la recherche hivernale. 

Des précipitations abondantes en juin

L'an dernier à cette même époque, on multipliait déjà les arrêtés de restrictions d'usage de l'eau. Or, il n'y en a aucun en vigueur en ce moment. Les quelques inquiétudes de la fin mai ont été effacés par les précipitations de ces vingt derniers jours.  Il faut dire qu'à Poitiers, il est tombé plus de 57 millimètres en juin, soit six de plus que la moyenne. A Niort, on a relevé 50 mm au lieu de 59, mais la situation reste satisfaisante. 

Des barrages-réservoirs remplis

D'ailleurs, il suffit de regarder le taux de remplissage des grands barrages-réservoirs dans les Deux-Sèvres : La Touche Poupard est plein. Le Cébron pour sa part est rempli à 90%. On rappelle que ces barrages sont utilisés pour l'irrigation mais aussi pour réalimenter les cours d'eau quand ils sont trop bas l'été. Ils apportent également un soutien à l'alimentation en eau potable.   

Des nappes phréatiques rechargées

Pour ce qui est des nappes phréatiques, là aussi, la situation est plus qu'encourageante : sur les 60 piézomètres du Poitou, seuls sept affichent un niveau inférieur à la moyenne. C'est le cas à Pamproux, Coulon, Archigny, Vallée Moreau, Abbaye, Bonnes et Guesnes. Les 53 autres sont proches de la moyenne ou au-dessus.  Pour les cours d'eau c'est un peu différent, les niveaux sont plus réactifs aux pluies. Ca monte et ça descend assez vite. Mais à la fin juin, sur les 52 sites de mesures des débits de rivières, il y en avait 23 qui affichaient des données supérieures à la moyenne.

Peu ou pas d'assecs

Et si dans les Deux-Sèvres, il n'y a aucun assec pour l'instant. Dans la Vienne, il y en a tout de même de petits dans le Montmorillonais, sur des affluents de la Gartempe. C'est dû en partie à la nature des sols dans ce secteur. 

De l'eau dans les rivières

Ailleurs, tous les indicateurs sont au vert. Exemple à Poitiers où la Boivre arbore un visage méconnaissable par rapport à l'an dernier. Etienne Béguin est agent à la fédération de pêche de la Vienne. L'an dernier à la même époque, il montrait les berges dénoyées : les racines des arbres et toutes les pousses sèches, noires. Cette année, au même endroit les arbres ont bel et bien les racines qui trempent dans l'eau. Les pousses sont rouges, signe de bonne santé, offrant un abri à une faune aquatique diverse et variée. 

La Boivre, juin 2020
La Boivre, juin 2020 © Radio France - Isabelle Rivière

Tout peut changer très vite

"Mais ce n'est pas parce qu'il y a a priori une bonne ressource en eau pour commencer cet été qu'il faut relâcher sa vigilance", prévient Amandine Ribreau de Agence Régionale de la Biodiversité Nouvelle-Aquitaine. Veiller à ne pas gaspiller l'eau. Et elle a raison. Etienne Béguin, lui, se souvient de l'été 2016 où Juin avait été très pluvieux entraînant des crues et débordements à répétition. Mais en septembre de la même année, il avait quand même fallu prendre des arrêtés sécheresse. 

"Si on a un mois de juillet très sec et très ensoleillé, il risque d'y avoir de l'évapotranspiration. Comme il fera sec, le premier réflexe sera de fait d'arroser les jardins, les champs etc. L'effet de ce phénomène cumulé risque de faire baisser d'un coup la ressource en eau", explique-t-il

Dans la Vienne, la plupart des cours d'eau sont alimentés par les nappes phréatiques. De plus en plus d'associations demandent à ce que la ressource soit gérée en amont et tout au long de l'été, voire au delà, le tout de manière globale, c'est à dire en impliquant tous les acteurs de l'eau. L'idée, c'est de ne pas attendre que les niveaux d'eau baissent à des seuils critiques pour réagir et prendre des mesures. 

La Boivre, juin 2020
La Boivre, juin 2020 © Radio France - Isabelle Rivière
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