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Déforestation en Amazonie : le groupe Casino assigné devant le tribunal de Saint-Étienne

Le groupe Casino, dont le siège se trouve à Saint-Étienne dans la Loire, vient d'être assigné en justice par des organisations environnementales et des populations d'Amazonie. Il lui est reproché de vendre de la viande liée à la déforestation de l'Amazonie et à l'accaparement des terres.

Le siège social de Casino à Saint-Étienne.
Le siège social de Casino à Saint-Étienne. © Radio France - Yves Renaud

Le groupe Casino est dans le viseur de onze organisations de défense de l'environnement, et de populations indigènes d'Amazonie. Elles viennent de déposer plainte devant le tribunal de Saint-Etienne pour sa responsabilité dans la déforestation de l'Amazonie avec la vente de viande issue d'élevages extensifs au Brésil et en Colombie

Une chaîne d'approvisionnement contestée

Casino est un géant dans cette partie du monde :  le groupe possède plus de 11.000 magasins et la chaîne de supermarchés la plus importante du Brésil et de la Colombie, via des filiales. Ce réseau de distribution est coupable, aux yeux des ONG,  de vendre de la viande issue d'élevages bovins extensifs : ces exploitations qui ont besoin de toujours plus d'espace, conquis sur la forêt amazonienne et au détriment des populations locales. Ce sont elles qui portent plainte devant la justice stéphanoise, aidées par onze organisations de défense de l'environnement. 

Un manquement au "devoir de vigilance"

Les plaignants invoquent en fait la "loi sur le devoir de vigilance" : en France, depuis 2017, cela oblige les entreprises de plus de 5000 salariées, basées sur le territoire, à éviter les atteintes aux droits humains et à l'environnement. En vendant la viande incriminée, Casino fait preuve de manque de vigilance, aux yeux des plaignants, et fait porter "un risque à la planète entière", selon leurs mots. Les ONG demandent une meilleure traçabilité de la viande vendue par Casino, et trois millions d'euros de dédommagement pour les populations locales affectées.

La réponse du groupe Casino

Sur son site internet, le groupe Casino tient à souligner son engagement "contre la déforestation liée à l’élevage bovin au Brésil et en Colombie".  Il rappelle les détails de sa politique de "traçabilité et de transparence" envers ses fournisseurs : "La politique d’achats responsables de viande bovine de GPA s’appuie sur un processus de référencement et de contrôle strict des fournisseurs de viande bovine, des meilleures pratiques du marché" et explique : "les fournisseurs n’adhérant pas à la politique voient leur contrat suspendu jusqu’à ce qu’ils soient en règle et prouvent qu’ils appliquent effectivement la politique. "

Pour finir, le groupe Casino s'engage à "renforcer [ses] actions et politiques, en lien avec toutes les parties prenantes constructives, pour lutter contre les risques de déforestation". Plusieurs associations avaient déjà mis en demeure Casino en septembre 2020 en pointant sa responsabilité dans la déforestation en Amérique du Sud.

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