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Des habitants de l'Estaque à Marseille manifestent devant la mairie centrale

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Par , France Bleu Provence

Une vingtaine d'habitants, représentants d'associations et des Comité d'Intérêt de Quartier demande l'arrêt immédiat d'un chantier sur les hauteurs de la plage de Corbières (16e). Ils dénoncent des rotations incessantes de poids lourds chargés de déchets de chantier.

Les riverains de l'Estaque dénoncent les nuisance de ces carrières
Les riverains de l'Estaque dénoncent les nuisance de ces carrières © Radio France - Fabien LE DU

Ils ont compté jusqu'à 50 rotations de camions par heure sur le chemin du Littoral (16e). Un chiffre impressionnant qui en dit long sur l'ampleur du chantier en cours sur les hauteurs de la plage de Corbières à Marseille. "Ils sont payés à la rotation, alors ils accélèrent et conduisent comme des fous" tempête Elisabeth, une habitante du quartier. "Y compris le samedi matin alors que c'est jour de marché, c'est trop dangereux" ajoute Marie.

Ces deux habitantes, comme beaucoup d'autres, ont vu cet été les camions de chantier se multiplier dans leur quartier pour aller déverser leur cargaison dans les "Carrières du vallon", un site fermé, situé sur les hauteurs de l'Estaque.

"Le problème, c'est qu'on ne sait pas vraiment ce qu'ils déversent. Il y a des gravats, des déchets de chantier, du goudron. Ils pourraient déverser des produits dangereux qu'on ne le saurait pas, le tout juste à côté d'un site classé Natura 2000" s'inquiète Charles Chanut, président de l'association Cap au Nord.

Aucune autorisation officielle ?

L'opacité qui entoure ce chantier est ce qui inquiète le plus les riverains. "De grandes barrières métalliques pour fermer le site ont été érigées sans permis de construire, et il n'y a aucune autorisation d'une telle activité dans le secteur de la part de la Direction Régionale de l'Environnement et du Logement (DREAL)" assure Dominique Zussy, président de la fédération des CIQ du 16e arrondissement de Marseille.

"Sur ce site un permis de construire pour aménager un bassin de rétention avait été déposé. Au lieu de ça, on accumule des milliers de mètres cubes de matériaux, on craint un glissement de terrain" ajoute-t-il.

Les associations, les CIQ, demandent donc un arrêté suspensif du chantier à effet immédiat et des études de sol. Ils réclament plus de transparence sur ce chantier qui pourrait abriter un site de panneaux photovoltaïques. Ils ont été entendus en partie, depuis ce jeudi 18 mars la rotation des camions s'est interrompue. "Jusqu'à quand ? On ne sait pas" s'agacent les habitants.

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