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Des signalements multiples : à Brive, le moustique tigre a envahi la ville cet été

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Par , France Bleu Limousin

Détecté pour la première fois en 2016 en Corrèze, le moustique tigre a bel et bien pris ses aises dans le département. Cet été, il a envahi Brive comme de nombreux témoignages d'habitants le confirment. L'ARS de Corrèze appelle à une lutte citoyenne pour contenir son développement.

Le moustique tigre a envahi Brive cet été
Le moustique tigre a envahi Brive cet été © Maxppp - Philippe Lambert

Il pourrit la fin des congés de nombreux habitants à Brive : le moustique tigre a envahi la cité gaillarde, cet été. Les riverains sont très nombreux à le découvrir et à dire qu'ils n'ont jamais vu ça alors que l'insecte, détecté pour la première fois en 2016 en Corrèze, a fait son apparition l'année suivante à Brive. Cette année, il pullule dans tous les quartiers de la ville.

On ne peut plus sortir sans se faire piquer

Anne-Gaëlle et son conjoint habitent depuis dix ans leur maison, avec jardin, dans le quartier des Rosiers. Leur mois d'août dehors vire au fiasco. "On ne peut plus sortir sans se faire piquer" indique la trentenaire, racontant un récent arrosage des tomates au fond du jardin. "Je me suis fait piquer dix fois en cinq minutes" par de multiples individus qui ont colonisé le secteur et qui sont eux de sortie la journée contrairement au moustique 'classique' que l'on voit le soir et la nuit.

Des témoignages un peu partout à Brive

"On ne peut plus manger dehors sans se faire piquer sans arrêt, on ne peut plus ouvrir les fenêtres" poursuit celle qui n'a aucun doute possible sur le responsable. "Quand on les écrase, on voit très bien les rayures noires et blanches". Des témoignages similaires sont partagés par Claude, il habite à l'ouest du centre-ville dans le quartier de l'école Jules Vallès. Même chose pour Sonia près de la patinoire, ou Julie dans le quartier de la gare.

Effet ressenti dans les pharmacies

Plusieurs pharmaciens interrogés par nos soins sont également formels : certains n'ont jamais été autant sollicités que cet été pour des achats de lotions préventives et de crèmes pour apaiser les piqûres.

Quand il est repéré, on est tranquille pour trois ans. Après...

"Mes collègues de départements touchés depuis plus longtemps me disaient que, quand le moustique tigre est repéré pour la première fois, on est à peu près tranquille pour trois ans" indique Gilles Coudert, ingénieur d'études sanitaires à l'antenne de l'Agence Régionale de Santé en Corrèze, "après, on commence à être vraiment dérangé". L'exemple de Brive a tendance à le confirmer : détecté en 2017 pour la première fois, il fait des ravages en 2020.

Le bassin de Brive est colonisé, mais pas toute la Corrèze

"Ensuite, cela fait tâche d'huile" continue-t-il, "alors je ne suis pas tellement surpris par ces témoignages. Il est difficile, avec les simples pièges pondoirs installés que nous avons, _d'en mesurer l'intensité_. Mais, plus on a de signalements, plus la présence du moustique tigre est marquée". La présence d'oeufs dans les pièges installés à Brive et Malemort l'attestent aussi, même chose à Saint-Pantaléon-de-Larche par exemple.

En revanche, sur la quarantaine de points où des pièges sont installés en Corrèze et dans le sud de la Haute-Vienne, moins de la moitié présente des oeufs de moustique tigre. Ussel et la haute Corrèze restent épargnés par exemple. Signe que le moustique tigre n'est pas encore implanté partout, lui qui arrive d'abord dans les zones chaudes d'un territoire.

Un bouchon de bouteille lui suffit

La recrudescence de la présence du moustique tigre tient parfois à peu de chose. "Il suffit parfois, dans un quartier, de quelques habitants qui ne luttent pas contre lui : soit en laissant des endroits avec des petites quantités d'eau, soit en laissant des zones d'eau stagnante" reprend Gilles Coudert, "à ce moment là, le moustique va pondre et se développer. Il lui suffit d'un bouchon de bouteille". Maintenant, il est peine perdue d'espérer le voir partir. "Quand il est installé, on ne va pas l'éradiquer. C'est illusoire. Il est là et il y restera. En revanche, et c'est tout l'intérêt de la lutte citoyenne, il faut diminuer son développement".

Pas de traitement sauf maladie

Les traitements massifs aux pesticides n'ont lieu que si un malade porteur de la dengue, du chikungunya ou Zika s'est signalé car le moustique tigre transmet ces trois maladies par le sang, comme cela vient de se passer dernièrement dans les Landes. Mais cela n'a pas été le cas depuis l'arrivée du moustique tigre en Corrèze en 2016 dans le sud du département. Pour mesurer la propagation du moustique tigre, tout un chacun est invité à le signaler via un simple formulaire.

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