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Journée mondiale de l'eau : bientôt 350 hectares de zones humides classées en Haute-Garonne

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Par , France Bleu Occitanie

À l'occasion de la Journée mondiale de l'eau, le vice-président du Conseil départemental de Haute-Garonne en charge de l'environnement, Jean-Michel Fabre, fait le point sur les réserves dans le département.

Jean-Michel Fabre, vice-président en charge de l'environnement au Conseil départemental de la Haute-Garonne
Jean-Michel Fabre, vice-président en charge de l'environnement au Conseil départemental de la Haute-Garonne © Radio France - Jeanne Marie Marco

Comment préserver nos ressources en eau à l'heure du réchauffement climatique ? C'est l'épineuse question à laquelle est notamment confronté Jean-Michel Fabre, vice-président du Conseil départemental de Haute-Garonne en charge de l'environnement. À l'occasion de la Journée mondiale de l'eau, il fait le point sur les réserves dans le département, et sur les projets en cours pour maintenir cette ressource.

Des Toulousains privés d'eau potable l'été, c'est un scénario auquel il faut se préparer ?

C'est la Journée mondiale de l'eau, 25% de l'humanité n'a pas accès à l'eau potable et sur notre territoire, on a fini par oublier que ça n'était pas naturel. On a tiré des tuyaux pour amener l'eau au dernier village. Aujourd'hui, le changement climatique est là, on a des manques d'eau l'été à certains moments. On a une qualité de l'eau qui se dégrade : l'année dernière, on avait de l'eau à plus de 25 degrés, les stations de traitement des eaux étaient en difficulté. La centrale de Golfech a dû s'arrêter. Donc oui, il faut se préparer à une évolution et il faut agir tout de suite.

Comment vont les réserves d'eau dans le département ?

Cette année, on part plutôt bien pour préparer la saison qui vient. Il a beaucoup plu, les nappes phréatiques sont bien remplies à beaucoup d'endroits, les grandes réserves d'eau sont pleines. Par contre, la neige certes est tombée, mais elle a commencé à fondre très tôt, et notre problème, c'est désormais de savoir s'il restera de la neige pour fondre en juin et en juillet, puisqu'au début de la saison c'est l'eau de fonte des neiges qui approvisionne la Garonne.

Pour éviter des scénarios catastrophes, le département a mis en place le projet "Garonne amont", pour classer notamment une vingtaine d'espaces naturels en zones humides. À quoi cela sert-il exactement ?

Ce projet il a été fait avec un panel citoyen. Ce sont 130 mesures que l'on met en œuvre progressivement. Parmi les mesures, il y en a une qui paraissait évidente : le meilleur endroit pour stocker l'eau, c'est la nature. Les zones humides, ce sont des zones qui sont comme des éponges : quand il pleut, elles gardent l'eau, et quand il ne pleut pas, elles la relâchent. 

Or elles sont en danger : plus de la moitié de ces zones ont disparues. Elles sont attaquées par l'urbanisation, par l'évolution de la température. Nous avons donc décidé de créer un conservatoire. Il y a à peu près 5.000 hectares de zones humides, et petit à petit, on va chercher à les classer. On a déjà classé 250 hectares. Dans quelques jours, on sera à 350 hectares. Il faut protéger ces zones-là. C'est l'avenir de l'eau dans nos territoires.

Est-ce que vous êtes pour la création de nouvelles réserves d'eau dans la région ?

Le panel citoyen nous l'a bien dit : peut-être qu'il faudra créer de nouvelles réserves, sûrement même face au changement climatique. Mais commençons par utiliser les réserves qui existent, comme les réserves collinaires qui ne sont pas toujours utilisées,  les gravières... Et surtout il existe des réserves hydroélectrique dans les Pyrénées, qui sont notre première ressource. L'été dernier et les étés précédents, s'il n'y avait pas eu les réserves d'eau hydroélectriques, on n'aurait pas eu les mêmes quantités d'eau à disposition. Donc commençons par ça et après, on travaillera dans la concertation sur d'éventuelles futures réserves.

À ce sujet, le dossier sensible dans la région, c'est évidement le barrage de Sivens dans le Tarn. À titre personnel, pensez-vous qu'il faille définitivement classer et protéger cette zone ?

À titre personnel, je pense qu'il faut continuer la concertation, pour que tout le monde se mette d'accord. On ne peut plus être sur des décisions qui tombent d'en haut, où on est pour ou contre. Il faut continuer à discuter. Ce qui est certain, c'est que le projet retenu ne sera pas celui de départ.

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