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Environnement

Échouement du Rhodanus : vers un pilotage obligatoire dans les Bouches de Bonifacio ?

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Par , France Bleu RCFM, France Bleu

L’échouement du Rhodanus pose à nouveau la question de l’obligation de pilotage des navires dans les Bouches de Bonifacio. Depuis 2014, les stations sarde et corse sont opérationnelles. Mais elles ne sont pas systématiquement sollicitées.

 Le Rhodanus n'a pas viré à temps et a poursuivi sa route vers la côte
Le Rhodanus n'a pas viré à temps et a poursuivi sa route vers la côte © Radio France - José Tafani

Bonifacio, Corse-du-Sud, Corse, France

Chaque année, environ 3.500 navires traversent les Bouches de Bonifacio. Cette route maritime entre Corse et Sardaigne voit également passer environ 350 navires transportant des matières dangereuses. Il faut dire que l'interdiction de navigation pour ce type de bateaux ne s'applique qu'aux seuls bâtiments battants pavillons français et italien. 

" L’échouement du Rhodanus, dans la nuit du 12 au 13 octobre, nous rappelle que la navigation en mer, même en Méditerranée, n’est pas sans risque. Le Rhodanus transportait des bobines d’acier. On ne peut qu’imaginer ce qu’il se serait passé, s’il s’agissait de produits issus de l’industrie pétrochimique" précise Alain Tafani, le président de la station de pilotage de Corse du Sud. 

Dix navires guidés depuis 2014

La zone de Bonifacio est présentée comme particulièrement sensible. Dès lors, elle impose que des mesures, fortes, soient prises rapidement. Une idée confirmée par la ministre de la Transition écologique qui s'est rendue en début de semaine sur les lieux de l'accident. A cette occasion, Elisabeth Borne a confirmé vouloir "durcir la réglementation, en imposant notamment une obligation de pilotage des navires dans la zone." Une assistance à ce jour facultative, et les sollicitations ont été particulièrement rares : " le dispositif, opérationnel depuis 2014, n'enregistre que peu de demandes d'assistance. Côté corse, nous avons aidé une dizaine de navires à franchir les Bouches de Bonifacio" indique Alain Tafani. L'assistance d'un pilote est également payante et tous les armateurs ne sont pas prêts à mettre la main à la poche. 

La question des moyens

Pour l’heure, cette obligation de faire appel à un pilote n’est pas encore en vigueur. Mais la notion d'obligation devrait, si elle se faisait, être accompagnée de moyens conséquents.  « Il s’agit d’une zone où la mer peut être très dure. Il faudrait disposer d'une pilotine de taille importante d’environ 17 mètres. Il faudrait également plus de marins. Pour servir les bateaux par tous les temps, il faudrait aussi prévoir une projection des pilotes par hélicoptère, ce qui risque d’être compliqué" précise encore Alain Tafani

Le rôle du pilote

Le président de la station de pilotage de Corse du Sud évoque le rôle du pilote dans les Bouches de Bonifacio. Une fois à bord d’un navire, le pilote  _« est une sorte de carte parlante. Il  assiste le commandant de bord. Il connaît les vents, les lieux_, et sait quand il faut changer de route. Il est aussi les yeux de l’administration et peut signaler différents problèmes à bord des navires. Enfin, en cas d’avarie, il peut également déclencher les plans de secours »

Alain Tafani, président de la station de Corse du Sud : Le rôle du pilote

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