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Écrins : le Parc national se prépare à un nouveau pic de fréquentation cet été

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Par , France Bleu Isère, France Bleu

Après des records d'affluence sur certains sites en 2020, le Parc National des Écrins renforce ses actions d'information et de sensibilisation afin de valoriser le milieu naturel, tout en le protégeant.

Le parc national des Ecrins a connu un réel engouement touristique cet été
Le parc national des Ecrins a connu un réel engouement touristique cet été © Radio France - Lionel Cariou

"On est sortis lessivés de l'été 2020 !" lâche Pierre-Henri Peyret, le chef du secteur Oisans-Valbonnais au sein du Parc National des Écrins. Après le premier confinement du printemps 2020, dans un contexte de restriction de la circulation, les Français ont plébiscité la montagne et les sites naturels. Conséquence logique, Pierre-Henri Peyret et ses agents ont dû renforcer leur présence sur le terrain en raison de cette hausse de la fréquentation. 

On a mesuré cette hausse grâce à des "compteurs-piétons" installés à des endroits stratégiques. Ainsi entre 2016 et 2020, le nombre de promeneurs passés par le Carrelet, au-dessus de la Bérarde, a augmenté de 16%. À la Danchère, l'un des points d'accès au sentier du Lauvitel et au lac du même nom, la hausse est de 48% ; 55% pour le plateau d'Emparis, et même 74% de fréquentation en plus en quatre ans sur le plateau du Taillefer.  

A la limite du Parc national des Ecrins, dans le Valbonnais
A la limite du Parc national des Ecrins, dans le Valbonnais © Radio France - Lionel Cariou

De manière générale, sur l'ensemble du Parc national, situé à cheval entre l'Isère et les Hautes-Alpes, le nombre de visiteurs a augmenté de 30% entre 2019 et 2020. "En 2020 on est revenu à la fréquentation de la fin des années 90 rappelle Pierrick Navizet, chef du service accueil et communication ; il y avait eu une baisse jusqu'en 2015. Par contre ce qui a changé c'est le profil des visiteurs. Ce ne sont pas des randonneurs aguerris, ils connaissent très peu la montagne et les espaces protégés ; ce qui est une grosse différence par rapport à ce que l'on a connu par le passé." 

Pierrick Navizet, responsable de l'accueil et de la communication au Parc national des Ecrins
Pierrick Navizet, responsable de l'accueil et de la communication au Parc national des Ecrins © Radio France - Lionel Cariou

1.000 personnes au Lauvitel le 15 août

"Le Lauvitel, c'était en moyenne 200 visiteurs par jour du mois de mai au mois d'octobre, souligne Pierre-Henri Peyret, chef du secteur Oisans-Valbonnais. Et on a eu des pics à 1.000 personnes sur un site assez restreint dans l'espace". Ici, au cœur du Parc, les règles sont strictes : pas de chien, pas de feu, pas de drone, pas de vélo... Des règles parfois mal connues, d'où une augmentation du nombre d'infractions constatées : les PV ont doublé dans le secteur du lac... Sur d'autres sites comme le Taillefer ou Emparis, situés dans la "zone d'adhésion" par opposition au "cœur" du Parc national, les contraintes sont moindres. 

Pïerre-Henri Peyret, chef du secteur Oisans-Valbonnais
Pïerre-Henri Peyret, chef du secteur Oisans-Valbonnais © Radio France - Lionel Cariou

Mais même autorisées, certaines activités, lorsqu'elles sont pratiquées à grande échelle, peuvent nuire à l'environnement. Le meilleur exemple est sans doute le bivouac : la dispersion des "zones à feu" dégrade le sol... tout comme la concentration des bivouacs sur certains endroits. Les agents du Parc expliquent que la régénération de la flore est plus laborieuse en altitude du fait de la présence de neige une bonne partie de l'année. S'éloigner du sentier, de la même manière, n'est pas préjudiciable en soit. Mais la multiplication des passages peut créer des sentes secondaires qui elles-mêmes vont appauvrir le milieu.

Des "maraudeurs" pour sensibiliser le public

Plus que sur la réglementation, le Parc mise sur l'information et la sensibilisation auprès d'un public toujours plus nombreux. Les réseaux sociaux font partie de cette stratégie, mais pas seulement. Un "point d'accueil", matérialisé par une petite cabane sera installé dans les jours qui viennent à la Danchère. Le Parc s'est aussi rapproché des refuges via la FFCAM (Fédération française des clubs alpins et de montagne), gestionnaire de nombreux sites. Surtout, la présence sur les sentiers sera renforcée cet été au travers du recrutement de 9 personnes supplémentaires - 4 saisonniers et 5 volontaires en service civique. En Oisans, deux "maraudeurs" iront à la rencontre des randonneurs. Pas pour distribuer des prunes - ils n'ont pas de pouvoir de police - mais pour faire découvrir ce milieu naturel exceptionnel. Et convaincre aussi de la nécessité de le protéger.

Le soleil se couche sur le Dôme de Neige des Ecrins (4 015 m), versant Nord-Ouest ; le couloir Mayer-Dibona est à droite
Le soleil se couche sur le Dôme de Neige des Ecrins (4 015 m), versant Nord-Ouest ; le couloir Mayer-Dibona est à droite © Radio France - Lionel Cariou
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