Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

EN IMAGES - Dans la rade de Cherbourg s'imaginent les infrastructures maritimes de demain

Dans le cadre d'un projet franco-britannique, 24 blocs de béton sont immergés dans la rade de Cherbourg pour étudier l'évolution de la biodiversité et imaginer les infrastructures maritimes de demain.

Un ponton équipé d'une grue a été installé tout près de l'île Pelée dans la rade de Cherbourg
Un ponton équipé d'une grue a été installé tout près de l'île Pelée dans la rade de Cherbourg © Radio France - Pierre Coquelin

A deux pas de l'île Pelée, dans la rade de Cherbourg, une grande grue entre en action. Elle vient déposer un bloc de béton à dix mètres de profondeur. "Là, on procède à l'immersion de modules de type Récif, dans la cadre du projet Marineff, explique Mickaël Auzas, chef d'agence VCMF (Vinci construction maritime et fluvial) Manche-Mer du Nord. Au total, le projet consiste en 36 blocs de 1,5 tonne chacun. Il s'agit de cubes de 1,5 mètre par 1,5 mètre avec des formes aménagées pour permettre un suivi du développement de la vie marine.

Il faut environ une demi-heure pour déposer chaque cube. Au total, Marineff porte sur 36 blocs. Douze blocs sont immergés ce lundi 21 septembre près de l'île Pelée, et douze autres sont posés ce mardi le long de la digue de Collignon. Enfin, douze autres vont être déployés près des récifs artificiels immergés en 2015 à Bernières-sur-Mer (Calvados) dans le cadre du projet Recif piloté par l'école supérieure d'ingénieurs des travaux de la construction de Caen. 

Les blocs de béton ont été immergés à l'aide d'un ponton équipé d'une grue
Les blocs de béton ont été immergés à l'aide d'un ponton équipé d'une grue © Radio France - Pierre Coquelin

Des "hôtels" à poissons et crustacés

Des blocs de béton qui présentent des surfaces lisses ou rugueuses. "Cela permet d'avoir une meilleure accroche au niveau de la surface. Parmi nos espèces cibles, on retrouve le homard, le tourteau, le bar et le lieu", confie Amal Bourguiba, enseignante-chercheuse à l'école supérieure d'ingénieurs des travaux de la construction (ESITC) de Caen. Le design a été conçu en concertation avec des biologistes et l'entreprise TPC. "Différentes formes, tailles de trous, à différentes hauteurs pour favoriser telle ou telle espèce. Par exemple, il a été demandé que ces structures favorisent l'habitat des homards. Donc on a fait deux entrées pour que le homard puisse entrer et s'échapper au cas où", ajoute Pascal Claquin, le coordinateur du suivi environnemental. 

Pascal Claquin (Crec) : "Différentes formes, tailles de trous, à différentes hauteurs pour favoriser telle ou telle espèce"

Lancé en 2018 pour une période de quatre ans, le programme Marineff veut repenser les infrastructures maritimes. Le projet est de concevoir les digues, jetées, quais, épis et mouillages à même de mieux protéger les écosystèmes. "Le projet regroupe neuf partenaires français et britanniques, souligne Mohamed Boutouil, le coordinateur du programme. Marineff, c'est 4,6 millions d'euros, financés à 70% par des fonds européens. On souhaite initier une nouvelle démarche en tenant compte de l'impact sur la biodiversité. On espère que nos travaux vont servir à la communauté scientifique, mais aussi aux collectivités locales et aux entreprises de construction marine."

Pour avoir une idée du design des blocs de béton immergés
Pour avoir une idée du design des blocs de béton immergés © Radio France - Pierre Coquelin

Améliorer l'état écologique des eaux

Le programme est à la croisée de la construction, de la biologie et de l'écologie marines. Ces "installations marines biomimétiques" ont pour but d'améliorer l'état écologique des eaux d'au moins 15%. Un suivi scientifique régulier doit être effectué. 

Mohamed Boutouil (coordinateur du programme) : "On espère que nos travaux vont servir à la communauté scientifique, mais aussi aux collectivités locales et aux entreprises de construction marine"

Marineff, c'est aussi d'autres chantiers :

  • Des mouillages artificiels immergés au large de Dinard, en Bretagne : il s'agit s'installation pour les bateaux de plongée pour palier le manque de mouillages fixes sur les sites de la baie de Dinard, Bizeux, Buharats, et Vieux-Banc. Le but : réduire l'impact sur la biodiversité des ancres larguées par les navires 
  • Des piscines artificielles d'eau stagnante qui se forment dans les cavités rocheuses ou vaseuses après les marées (rockpools). Elles sont installées de façon permanente sur la digue de Ouistreham (Calvados) et à Poole Harbour et Bouldnor en Angleterre
  • Des modules de prismes d'huîtres sont déployés dans le Solent, entre l'île de Wight et le Royaume-Uni continental. L'objectif est de fixer les larves d'huîtres au cœur d'un bassin historique de l'ostréiculture. 
Choix de la station

À venir dansDanssecondess