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Environnement

En Indre-et-Loire, les forêts souffrent de la sécheresse

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Par , France Bleu Touraine

L'eau se fait toujours attendre en Indre-et-Loire, et pendant ce temps-là nos arbres souffrent. Les essences végétales sont elles aussi victimes de la sécheresse. Illustration chez un propriétaire forestier d'Azay-le-Rideau.

Xavier du Fontenioux constate les dégâts de la sécheresse dans sa forêt d'Azay-le-Rideau
Xavier du Fontenioux constate les dégâts de la sécheresse dans sa forêt d'Azay-le-Rideau © Radio France - Annabelle Wanecque

Indre-et-Loire, France

Vous l'avez peut-être constaté si vous avez fait un tour en forêt, la couleur verte est parfois remplacée par le roux voire le jaune. La sécheresse va faire des dégâts sur les arbres, sans que l'on sache pour l'instant quelles vont être exactement les pertes. Certains propriétaires forestiers tourangeaux assurent que cette année, elles vont être très importantes. 

"Puis il y a eu un coup de chaleur fin juin, là ça les a fait souffrir assez fortement" - Xavier du Fontenioux 

Comme Xavier du Fontenioux, qui exploite 300 hectares de forêts à Azay-le-Rideau. Il est aussi vice-président du Syndicat des propriétaires forestiers d'Indre-et-Loire qui regroupe 450 adhérents (cela représente près de 40 000 hectares de bois). Lui nous a emmené dans sa toute jeune plantation de 300 chênes, où il ne reste presque plus rien. "On est sur une plantation effectuée en janvier dernier. Les plants étaient très bien partis au début de la saison. Puis il y a eu un coup de chaleur fin juin. Là ça les a fait souffrir assez fortement. Pas d'eau... Et le dernier coup de chaleur fin juillet/début août a achevé une grande partie de cette plantation. _99% des chênes sont morts"_. 

Selon lui, ce sont toutes les essences qui souffrent. "Toutes les jeunes plantations de 3 ans et moins sont vraiment très compromises. Quant aux très vieux arbres, je les observe, je les suis. Certains m'inquiètent. Ils peuvent partir un peu plus vite, on pourrait espérer 200 à 250 ans mais peut-être qu'ils s'arrêteront à 140 ou 160 ans". 

Des essences pourraient carrément disparaître

Pour lui, ce sont évidemment les conditions météo qui sont responsables de cette situation. "Le jour où l'on va abattre ces arbres, on pourra constater sur la souche les accroissements annuels, on verra quelles ont été les années fastes et néfastes, on s'apercevra donc que les 7 ou 8 années précédentes ne sont pas très bonnes". 

Il est encore trop tôt pour faire la moindre estimation des dégâts, mais ils vont être importants dit-il. Ce n'est qu'à l'automne que les arbres les plus mal en point pourront être identifiés, puis abattus. Mais d'autres pourraient aussi mourir dans les années qui viennent. "L'arbre c'est comme l'humain. Vous prenez une maladie, on vous soigne, vous repartez mais vous repartez un peu bancal et vous vous arrêtez un peu plus tôt que les autres". D'après lui d'ailleurs, des essences vont carrément disparaître, si ces conditions météo se répètent chaque année. Comme les chênes pédonculés, particulièrement sensibles à la sécheresse.

Ce sequoia sempervirens a particulièrement souffert de la sécheresse, avec des épines roussies - Radio France
Ce sequoia sempervirens a particulièrement souffert de la sécheresse, avec des épines roussies © Radio France - Annabelle Wanecque

Xavier du Fontenioux assure effectuer des relevés quotidiens de la pluviométrie à Azay-le-Rideau depuis une quarantaine d'années. Pour lui, la quantité d'eau est globalement la même mais le problème ces dernières années, c'est que cette quantité est très mal répartie, avec une absence quasi totale d'eau entre juin et fin septembre, la période où les arbres en ont le plus besoin.

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