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Environnement

En Mayenne, elle dit vivre un cauchemar à quelques mètres d'une exploitation qui a recours aux pesticides

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Par , France Bleu Mayenne, France Bleu

Quelle distance faut-il entre habitations et zones d'épandage de pesticides ? Le gouvernement vous appelle à donner votre avis depuis ce 9 septembre. Une habitante de Larchamp se dit très concernée car elle affirme vivre un enfer, à huit mètres d'une exploitation qui utilise des pesticides.

Catherine est touchée par plusieurs tumeurs depuis quelques années : au ventre, au rein, au colon.
Catherine est touchée par plusieurs tumeurs depuis quelques années : au ventre, au rein, au colon. © Radio France - Aurore Richard

Larchamp, France

Vous pouvez donner votre avis sur la distance à respecter entre habitations et zones d'épandage de pesticides depuis ce lundi 9 septembre. Le gouvernement a lancé une consultation en ligne, il propose lui entre 5 et 10 mètres en fonction des cultures. C'est encore trop peu pour des associations, et des dizaines de maires en France.

Ce sujet concerne énormément Catherine. Cette habitante de Larchamp, au nord-ouest de la Mayenne, vit depuis six ans à huit mètres d'une agricultrice qui utilise des pesticides. Son petit coin de paradis s'est selon elle transformé en enfer. 

Catherine vit à quelques mètres en dessous de l'exploitation agricole voisine.  - Aucun(e)
Catherine vit à quelques mètres en dessous de l'exploitation agricole voisine. - Catherine F.

A chaque épandage, Catherine affirme avoir les yeux et la gorge qui brûlent mais ce n'est pas le pire selon elle. L'exploitation agricole est juste au-dessus de sa maison, en contrebas, dans un vallon. "Quand il pleut, c'est un ruissellement. Tout est déversé, les glissements de terrain et les traitements", décrit-elle. Tout stagne alors dans sa cour. 

Ces produits s'évaporent et empoisonnement l'air de la maison", estime Catherine. 

Ses chèvres, son terre-neuve meurent, ensuite sa fille tombe malade et puis, c'est au tour de Catherine. "On a vu une tumeur de 18 mm et 15 jours après, elle faisait 45 mm. C'était une tumeur au ventre donc en une semaine, je n'arrivais plus à marcher, j'étais fatiguée", explique-t-elle. Le colon, et un rein sont aussi touchés. 

Le centre de consultation des maladies environnementales, au CHU de Rennes qui doit encore établir le lien entre ces maladies et les pesticides. En attendant, Catherine fait tout pour que cela s'arrête. Elle essaie de trouver un terrain d'entente avec sa voisine mais c'est un échec, alors elle porte plainte. Une enquête est ouverte.

Elle voudrait un arrêté pour interdire les pesticides dans le vallon

"J'aimerais une demande d'arrêté de pesticides dans le vallon, au moins sur les deux hectares devant la maison. Il faudrait que ces deux hectares redeviennent des prairies naturelles, ce qu'elles ont été pendant plus de 150 ans", espère Catherine. Elle veut aussi que l'empoisonnement soit reconnu, pour elle et sa fille. 

La préfecture de la Mayenne a engagé le dialogue avec Catherine pour évaluer les conditions d'une mise à l'abri. Si mère et fille doivent partir, elles sont prêtes à tout quitter. 

Elle se voyait vieillir dans cette maison

Désormais, cette maman imagine le jour du départ. "Sur le moment, je vais dire "ouf" car enfin, je vais pouvoir respirer un autre air. Je vais aussi avoir mal au cœur car j'ai vécu 20 ans ici, j'ai élevé mes enfants ici, la dernière est même née là", confie la Mayennaise. 

Ecoutez le témoignage de Catherine. Elle imagine déjà le jour où elle devra partir, elle nous confie ses impressions.

De son côté, l'agricultrice n'a pas souhaité répondre à nos questions.

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