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Environnement

En Vendée, les céréaliers craignent une récolte catastrophique à cause de la pluie de cet automne

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Par , France Bleu Loire Océan

Plus de 6000 hectares de blé n'ont pas pu être semés dans le département car la terre est trop humide. Il est tombé deux fois plus d'eau que d'habitude, alors que la période est cruciale pour les agriculteurs.

Photo d'illustration - Les céréaliers de Vendée craignent que la pluie de cet automne compromette leur récolte de blé au printemps prochain.
Photo d'illustration - Les céréaliers de Vendée craignent que la pluie de cet automne compromette leur récolte de blé au printemps prochain. © Maxppp - Vincent VOEGTLIN

Vendée

Des pertes qui se chiffrent déjà à plusieurs milliers d'euros par céréalier, s'il n'y a pas d'accalmie dans les semaines qui arrivent en Vendée, ce qui semble compromis. Depuis début novembre, plus les jours passent, plus les producteurs perdent espoir de se sortir sans trop de séquelle de cet épisode de précipitations que connaît le département. Car c'est en ce moment la période de semence avant la récolte du blé au printemps. "Sauf que plus de 6000 hectares de blé n'ont toujours pas été semés en Vendée", se désole Daniel Pavageau, président de la Confédération paysanne du département. D'après lui, il serait tombé "quatre mois de pluie en seulement deux mois", soit 300 millilitres depuis le 23 septembre, contre 70 d'habitude. 

Des graines moisissent sous la terre inondée

En fonction de l'endroit de céréaliculture, l'impact de cette pluie est différent. Il est plus important dans un bocage qu'en plaine, car l'eau n'est pas stockée en profondeur et stagne parfois à la surface de la terre. "On a essayé de semer sur quelques hectares, mais les graines ont moisi sous la terre inondée", raconte Aurélien Lebeau, basé à Aubigny, "c'est de la boue". Certains agriculteurs ne peuvent même pas essayer de travailler sur leur champ, car leur tracteur s'y enfonce. 

"Le pire, c'est pour les éleveurs qui font aussi des céréales", insiste David Renou, céréalier à Vix, dans le sud Vendée. En effet, ceux qui élèvent des animaux les nourrissent souvent avec les graines du blé récolté et se servent de la paille pour les coucher au sec, parfois plus d'une tonne par jour. S'ils ne récoltent rien ou presque, ils risquent de s'endetter. Un cercle infernal puisque, faute de céréales à vendre, ils auront un trou dans leur trésorerie, dont pas assez d'argent pour acheter de la paille pour les bêtes, ils devront emprunter à la banque, qui peut refuser, etc. 

"On avait jamais eu un automne aussi pluvieux - Daniel Pavageau

Cet épisode de pluie est quasi exceptionnel, d'après Daniel Pavageau de la Confédération paysanne : "Il y a longtemps que c'était pas arrivé, c'est arrivé autrefois dans les années 1980, 1990, mais depuis quelques années, ça n'arrivait pas beaucoup". "J'ai peur que certains claquent la porte", craint-il. Les pertes pourraient s'élever d'après lui à 250 euros par hectare de blé non semés, sans compter les frais de travail. 

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