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Encore souvent plus d'une heure d'attente devant les déchèteries de la métropole de Tours

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Par , France Bleu Touraine

Plus de trois semaines après leur réouverture, c’est toujours le grand embouteillage dans les sept déchèteries de la métropole de Tours. Les mesures anti Covid-19 ralentissent le flux des usagers, ce qui occasionnent parfois de vives tensions.

Devant la déchèterie de Joué-les-Tours,  la file des voitures s'étire souvent sur un kilomètre.
Devant la déchèterie de Joué-les-Tours, la file des voitures s'étire souvent sur un kilomètre. © Radio France - ©Boris Compain

Les mois de mai à septembre sont traditionnellement ceux durant lesquels les déchèteries sont les plus fréquentées, et comme en plus, les gens cherchent à se débarrasser des déchets stockés pendant le confinement, il faut parfois beaucoup de patience avant d’arriver jusqu’aux bennes, d’autant que les mesures anti-covid ralentissent encore le processus. Illustration à la déchèterie de Joué-les-Tours :

Des voitures à l'arrêt sur près d'un kilomètre

Pour entrer dans la déchèterie de la rue Prony, il faut patienter plus d’une heure dans sa voiture, et souvent même plus. Dès l’ouverture de la déchèterie, la file de voitures s’étire jusqu'au Super U, à un bon kilomètre. Ce mardi matin, Michel est le premier devant la grille. Il s'est garé là à 7H45  alors que la déchèterie ouvre à 9H : "J'ai perdu 2H30 en venant ici samedi, alors je prends mes précautions en venant longtemps avant l'ouverture. C'est vraiment la m.... C'est trop, faut arrêter, faut faire quelque chose".

L’accès se fait en fonction du dernier numéro de la plaque d’immatriculation, les jours pairs ou impairs. Et pour qu’il n’y ait pas plus d’une personne devant chaque benne, l’entrée est beaucoup plus limitée qu’en temps normal, comme l’explique Denis Guédon, responsable des déchèteries de la métropole de Tours : "En période non-Covid, on peut avoir jusqu'à 40 véhicules sur le site, simultanément. Là, on bloque à 12 maximum, donc évidemment ça va beaucoup moins vite".

D'autant qu'une fois à l'intérieur de la déchèterie, il faut refaire la queue puisqu'il est interdit d'avoir plus d'une personne à côté de chaque benne. Un agent demande donc ce que chaque particulier vient jeter, et si deux personnes doivent aller à la même benne, une des deux doit patienter. Tous le personnel est masqué. Les usagers, eux, sont libres de se couvrir la bouche ou pas.

Un agent vérifie en permanence qu'il n'y a pas plus d'une personne devant chaque benne.
Un agent vérifie en permanence qu'il n'y a pas plus d'une personne devant chaque benne. © Radio France - @Boris Compain

Inévitablement, l'attente et les consignes à respecter suscitent parfois des tensions avec le personnel de la déchèterie : "Dans l'ensemble, ça se passe bien, mais il y a de gros moments de tension parce qu'il y a des gens qui sont dans des situations particulières et qui sont tendus, d'autres qui refusent d'appliquer les consignes" explique Jean-Sébastien. "Souvent, c'est juste de l'agacement ponctuel et ils vont quand même entendre raison. D'autre vont complètement sortir de leurs gonds, perdre le contrôle et nous agresser verbalement".

Souvent, c'est juste de l'agacement ponctuel, mais certains vont complètement perdre le contrôle". Un agent de la déchèterie de Joué-les-Tours

Khalil a été la victime de cette agressivité : "Je regardais les plaques d'immatriculation et j'ai vu qu'un automobiliste s'était trompé de jour. Je lui ai dit "Bonjour Monsieur, vous n'avez pas le droit d'être là aujourd'hui" et il m'a répondu "vous non plus vous n'avez pas le droit d'être ici", et ensuite "Sale arabe, casse-toi" et il a fait demi-tour et il est parti".

Une plainte a même été déposée lundi contre un usager qui a forcé le passage et failli écraser un agent, qui n'a heureusement pas été blessé. La police intervient aussi parfois au moment de la fermeture, quand des gens qui ont fait la queue s’énervent de ne pas pouvoir rentrer. Mais heureusement, il y a une majorité de gens zen, comme François, un jocondien : "Il faut prendre son mal en patience. Il ne faut pas décharger dans les fossés comme je le vois quand je vais me promener avec mon épouse. Faut apprendre à vivre avec tout ça".

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