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Environnement

Epandages de pesticides près des habitations : un sujet déjà sensible à Saint-Hilaire-Saint-Mesmin

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Par , France Bleu Orléans

A Saint-Hilaire-Saint-Mesmin, au sud d'Orléans, l'épandage des pesticides près des habitations est une question qui fait débat depuis déjà quelques années. Il y a 3 ans, une habitante avait même alerté l'opinion sur des opérations tout près de l'école. Depuis, la situation s'est un peu améliorée.

A Saint Hilaire Saint Mesmin, les vergers sont tout près des habitations
A Saint Hilaire Saint Mesmin, les vergers sont tout près des habitations © Maxppp - Nicolas Parent

Saint-Hilaire-Saint-Mesmin, France

Patricia Techmanski et sa famille habitent depuis près de 20 ans à Saint-Hilaire-Saint-Mesmin, la commune de la métropole connue par ses champs de cerisiers et de pommiers. Il y a 3 ans, elle a commencé à s'intéresser aux épandages de pesticides et leurs potentiels dangers sur la santé. " A l'époque, ma fille était en primaire. Elle nous a raconté un soir que la maîtresse avait ordonné à tous les élèves de quitter la cour et de rentrer en classe car un agriculteur traitait ses champs à côté. Là, je me suis dit que ce n'était pas normal." 

Un compromis trouvé avec les arboriculteurs

Soutenue à l'époque par l'association Générations Futures, Patricia commence à parler du problème autour d'elle. Elle contacte également la mairie de Saint-Hilaire Saint-Mesmin et obtient une réunion avec des arboriculteurs. " Au début, c'était compliqué de parler avec eux. Ils avaient l'impression qu'on les attaquait directement. Mais ce n'était pas ça. Moi, je voulais juste une prise de conscience." Finalement, après quelques réunions et une volonté affichée du maire, un compromis a été trouvé. Désormais, les champs derrière le groupe scolaire de Saint Hilaire ne sont plus traités. Une haie de cyprès a également été plantée derrière l'école pour limiter la propagation des pesticides venant de plus loin et portés par les vents. 

Les jours d'épandage, je ferme ma maison et j'évite d'aller dehors

Pour Patricia Techmanski, " c'est la preuve que les mentalités évoluent". Mais pour elle , il faut encore aller plus loin car près des habitations à Saint-Hilaire, les méthodes d'épandage sont restées les mêmes. " Moi, ces jours là, je ferme la maison et j'évite d'aller dehors. Je suis très vigilante." Comme d'autres riverains de ces zones " pesticidées", elle suit avec intérêt le débat actuel sur la création de zones tampons entre les cultures traitées et les habitations. Mais, pour elle, c'est un peu dérisoire. " Il faut aller plus loin, réfléchir à d'autres façons de cultiver, d'exploiter la terre, regarder ce qui se fait ailleurs." Pour elle, il y a urgence car " les conséquences, ce sera dans quelques années sur la santé de nos enfants. Ce sont eux qui risquent des allergies ou des maladies respiratoires". Pour Patricia, le combat n'est donc pas terminé !!

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