Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Environnement

Naufrage de l'Erika : il y a 20 ans, la mobilisation du Chene près d'Yvetot pour tenter de sauver les oiseaux

-
Par , France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

Il y a 20 ans, le 12 décembre 1999, le naufrage du pétrolier maltais Erika au large des côtes bretonnes a "mazouté" des dizaines de milliers d'oiseaux. Près de 2 000 d'entre eux avaient alors été pris en charge par l'association Chene d'Allouville-Bellefosse, près d'Yvetot.

Des dizaines de milliers d'oiseaux ont été mazoutés lors du naufrage de l'Erika.
Des dizaines de milliers d'oiseaux ont été mazoutés lors du naufrage de l'Erika. © Maxppp - PHOTOPQR/LE TELEGRAMME

Allouville-Bellefosse, France

Il s'en souvient comme si c'était hier. Vingt ans après le naufrage du pétrolier maltais Erika au large des côtes bretonnes, le 12 décembre 1999, Alain Beaufils, responsable de l'association Chene d'Allouville-Bellefosse, près d'Yvetot, en Seine-Maritime, se remémore facilement la catastrophe : "Comment oublier ?"

Lors du naufrage, 37 000 tonnes de fioul se sont dispersées en mer et sur les côtes et des dizaines de milliers d'oiseaux ont été "mazoutés". Les centres de protection des animaux situés à proximité étant vite saturés, les oiseaux ont été répartis plus loin, et notamment à l'association Chene. Plus de 1.800 y ont été accueillis.

500 bénévoles

"Les oiseaux étaient tous noirs donc il a, dans un premier temps, fallu identifier les espèces et les répartir", se souvient Alain Beaufils. Mais un problème s'est alors posé : le centre était trop petit. "Nos structures ne peuvent pas accueillir autant d'oiseaux donc on a investi une ancienne usine à Yvetot."

Durant trois mois, 500 bénévoles se sont relayés pour traiter et nettoyer les petits animaux. Mais au final, très peu d'oiseaux ont pu être totalement sauvés.

Ce qui est dommage, c'est qu'il faille attendre une catastrophe comme celle-là pour faire quelque chose."

Des enseignements ont été tirés de cette catastrophe puisqu'un plan a été élaboré pour s'occuper des oiseaux mazoutés. "On a créé un document qui permet une prise en charge plus rapide, savoir quoi faire en cas de crise", explique Alain Beaufils. Ce plan n'a pour l'instant pas servi "parce que la crise de l'Erika ne s'est heureusement pas reproduite, mis à part le naufrage du Prestige et du Tricolore mais qui étaient à moindre échelle"

Cependant, des mesures ont été prises "pour sanctionner les bateaux qui dégazent et à l'heure actuelle, on n'a pratiquement plus d'oiseaux mazoutés. Ce qui est dommage, c'est qu'il faille attendre une catastrophe comme celle-là pour faire quelque chose."

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu