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Erosion côtière : "On ne peut pas lutter contre la mer"

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Par , France Bleu Loire Océan

Le député de la Vendée Stéphane Buchou, invité de France Bleu Loire Océan ce mercredi, appelle les acteurs de notre littoral à repenser totalement le modèle d'urbanisation face à la montée des eaux et au recul du trait de côte.

Stéphane Buchou, député LREM de la Vendée et auteur du rapport "Quel littoral pour demain ?" rendu en novembre 2019.
Stéphane Buchou, député LREM de la Vendée et auteur du rapport "Quel littoral pour demain ?" rendu en novembre 2019. © Maxppp - Thomas Padilla

Les éboulements de falaises et les sentiers côtiers qui s'effondrent dans le secteur de Saint-Nazaire et la Presqu'île guérandaise. Les dunes de Noirmoutier très fragilisées. Ces dernières années, les intempéries et la montée des eaux ont fortement touché notre littoral. Un sujet sur lequel a beaucoup travaillé le député LREM de la Vendée Stéphane Buchou, auteur du rapport "Quel littoral pour demain ?" rendu en 2019. "La possibilité de déplacer les routes ou les maisons est envisagée", explique-t-il sur France Bleu Loire Océan, ce mercredi 28 avril.

Erosion côtière : "On ne peut pas lutter contre la mer" prévient le député de la Vendée Stéphane Buchou

FBLO - Vous êtes intervenu lors d'une réunion sur l'érosion côtière avec des élus locaux de Loire-Atlantique et de Vendée, des associations et des chefs d'entreprises, ce mardi. Quel est le constat dans notre région ?

Stéphane Buchou - Le constat est que la région Pays de la Loire et les départements de la Loire-Atlantique et de la Vendée n'échappent pas à ce phénomène d'érosion côtière. Sans tomber dans le catastrophisme, sur certains secteurs l'érosion est à l'oeuvre et il va falloir s'adapter et réfléchir à de nouveaux modes d'urbanisation et de présence sur les littoraux. Ce que font déjà les élus locaux depuis quelques années.

Comment les élus, les associations et les entreprises vivent cette menace du grignotage de la côte ?

Ils la vivent plutôt sereinement mais consciemment. Ils ont pleinement conscience du phénomène et qu'il faut agir. Les décisions qui ont été prises depuis plusieurs décennies et qui consistent à se protéger contre la mer, à lutter contre la mer et à considérer que nous sommes plus forts, ont atteint leurs limites. 

L'érosion côtière ne va pas s'arrêter du jour au lendemain. Ça veut dire pour les habitants de Saint-Gilles-Croix-de-Vie ou de la Presqu'île guérandaise ? Va-t-il falloir migrer à terme ?

La possibilité de reculer est envisagée et elle doit être envisagée. Ce n'est pas forcément ce qu'il va se passer demain, mais vraisemblablement on ne sait pas limiter l'érosion côtière. Il y a des initiatives qui sont prises mais on a des secteurs qui sont fortement impactés. A Saint-Hilaire-de-Riez ça commence vraiment à être inquiétant. Je pense que dans quelques années il faudra que nous repensions notre modèle. Vraisemblablement, des équipements, des routes ou peut-être des maisons seront déplacés vers la zone rétro-littorale.

Le projet de loi "Climat et résilience" est examiné en ce moment à l'Assemblée. Le gouvernement veut notamment développer un habitat modulable que l'on pourrait déplacer face à la montée des eaux. Le bâti en dur sur la côte, c'est fini ?

On est en 2021. Je ne suis pas Nostradamus, je ne peux pas vous dire que la construction en dur est finie. D'ailleurs je ne le crois pas. On parle beaucoup de résilience, ce n'est pas qu'un slogan. C'est comment est-ce que demain nous allons nous adapter à mère nature. Si nous voulons continuer à habiter, à exercer et à vivre sur certaines portions de la côte qui sont menacées, alors il va falloir nous adapter. Il faut être inventif, les constructions modulaires, les constructions démontables ou sur pilotis sont des solutions qui sont envisagées. A un moment donné, on sera dans l'expérimentation. A l'inverse, si demain on décide que telle ou telle zone ne peut plus être habitée, on va assécher les territoires alors que ce sont des zones très attractives et où il fait bon vivre. Donc il faut que l'on soit à la hauteur des enjeux.

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