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Environnement

Érosion côtière : l'État souhaite "relocaliser" les habitants les plus menacés

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Par , France Bleu Nord, France Bleu

Plutôt que lutter contre la mer à tout prix, l'État propose de renoncer, dans certains endroits, en indemnisant les riverains pour qu'ils partent construire ailleurs. 50 000 habitations seraient concernées en France. Réflexion et cas concrets, sur la côte d'Opale, autour de cette "relocalisation".

A Wissant la digue a été refaite, mais le projet de réensablement massif de la baie est abandonné. Les riverains doivent-ils se préparer à partir ?
A Wissant la digue a été refaite, mais le projet de réensablement massif de la baie est abandonné. Les riverains doivent-ils se préparer à partir ? © Radio France - Emmanuel Bouin

À Oye-plage, ces derniers jours, le cordon dunaire a reculé de quatre mètres. Ce qui menace encore un peu plus les 130 habitants du quartier des Escardines. Une pression qui va s’accentuer, avec la hausse du niveau de la mer et la multiplication des tempêtes. Par endroit, l'État propose d'indemniser les habitants pour qu'ils fassent construire ailleurs.

Pour les uns : ne pas en faire un dogme

Il est inutile de faire partir ces habitants, car ils se protègent et ils sont aidés pour faire des travaux dans leur maison, estime Jean-François Rapin. Le sénateur du Pas-de-Calais préside l’Association nationale des élus du littoral (ANEL) : Partir, "cela ne doit pas être un dogme ! À mon sens, il n'y a rien d'immédiat ni d'urgent. Il faut laisser une période de transition. Il peut être, aussi, envisagé de s'adapter."

"Je pense, par exemple, aux prises électriques qu'on ne doit plus mettre au sol, mais en hauteur, poursuit Jean-François Rapin. Pareil, avoir un étage et une fenêtre en cas d'évacuation, c'est quelque chose de bon sens, qui peut être applicable dans toutes les nouvelles constructions, même dans les constructions anciennes."

Pour les autres : partir, un traumatisme nécessaire 

À Wissant, avant les tempêtes de cette semaine, la dune a été renforcée en sable, là où 60 maisons sont menacées. Des habitants que cette possibilité de partir, avec une indemnité, intéresse, assure Richard Bouy, le président de leur association : "Je pense qu'il faut que les choses avancent et que chacun digère cela. Mais c'est une bonne nouvelle, même si la finalité est quand même dramatique. Cela pourrait rester comme quelque chose de traumatique."

Il n'y a pas que de résidences secondaires ; il y a aussi de gens qui ont toujours vécu là. Donc, il faut imaginer, quand même, tous les troubles que cela va générer.

Mais cette question d'une éventuelle "relocalisation" est d’autant plus d’actualité que le vaste projet de réensablement de la baie de Wissant a été abandonné. Il était beaucoup trop cher pour la communauté de communes, même avec des aides. 

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