Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Et si les barrages sur le Doubs à Besançon produisaient de l'électricité ?

-
Par , France Bleu Besançon

La ville de Besançon est en pourparlers avec Voies Navigables de France pour étudier la création de microcentrales hydroélectriques sur le Doubs. Quatre sites ont été sélectionnés, ces microcentrales pourraient couvrir la consommation électrique de 800 à 1500 foyers.

Le seuil de Velotte, l'un des sites pressentis pour accueillir une microcentrale hydroélectrique à Besançon
Le seuil de Velotte, l'un des sites pressentis pour accueillir une microcentrale hydroélectrique à Besançon © Radio France - Christophe Mey

Le moulin St Paul en face du parc Micaud, le site de Tarragnoz, le barrage en amont du Pont de Velotte, et un autre à hauteur de la station d'épuration de Port Douvot, ces quatre sites sont en fait quatre chutes d’eau, certes modestes, mais suffisantes pour produire de l’électricité. La ville de Besançon étudie la question d'y installer des microcentrales hydroélectriques. Le projet est dans les tuyaux depuis plusieurs années, à l'initiative d'Anne Vignot, alors adjointe au maire chargée de l'environnement, et il tient toujours à coeur à celle qui est désormais maire de Besançon.

L'équivalent de la consommation électrique de 800 à 1500 foyers

"Les projections montrent qu'on pourrait alimenter en énergie renouvelable l'équivalent de 800 à 1500 logement", explique Anne Vignot, qui assure que le projet prendra en compte la biodiversité et le respect des paysages et du patrimoine bisontin. L'installation de ces microcentrales a été étudié à l'aune du réchauffement climatique, alors que le niveau du Doubs est de plus en plus préoccupant en été. "Les calculs de rendement ont été fait sur des étiages de plus en plus sévères, ont sait le système devra s'arrêter régulièrement" reconnaît la maire de Besançon, "mais il reste intéressant". Les microcentrales ont en effet l'obligation de laisser à la rivière suffisamment de débit pour préserver l'écosystème. 

On donnerait la possibilité aux habitants la possibilité d'investir dans de l'énergie renouvelable" - Anne Vignot, maire de Besançon

La ville envisage de permettre aux habitants de participer au projet en prenant des parts dans le financement. "On donnerait la possibilité aux habitants la possibilité d'investir dans de l'énergie renouvelable, c'est un acte volontaire et puis c'est intéressant pour eux car il y aura des recettes".  L'électricité produite est en effet revendue, en général à EDF, apportant un retour sur investissement. 

La ville de Besançon et VNF, (Voies Navigables de France), gestionnaire du domaine public fluvial, devraient lancer une procédure d'appel à projets commune sur les 4 sites identifiés, le principe en a été adopté à l'unanimité du conseil municipal le 5 novembre 2021, la balle est maintenant dans le camp de VNF.

Le contre-exemple de la Malate

Et pas question de renouveler les erreurs du passé:  les installations se feraient le plus discrètes possibles.  Pour Anne Vignot  il ne faudra pas prendre exemple sur la microcentrale privée bisontine qui fonctionne depuis 2019 à la Malate: "je n'ai pas l'intention de renouveler une installation comme celle-ci, il faut qu'on travaille l'intégration dans le paysage, parce que là il y a quelque chose qui n'a pas bien fonctionné" déplore la maire de Besançon.  

Les quatre sites sélectionnés ne présentent pas le même intérêt.  La première microcentrale à voir le jour pourrait être celle du moulin St Paul, où le projet est le plus facile à mettre en oeuvre, puisque les structures d'une ancienne turbine existent déjà. En revanche par exemple pour le barrage de Velotte, il faudrait tout construire à partir de zéro, voire même que VNF fasse au préalable des travaux sur le barrage proprement dit, qui présente des signes de faiblesse.  

Choix de la station

À venir dansDanssecondess