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Fiona Mille, 24 ans, première femme à prendre la tête de Mountain Wilderness en France

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Par , France Bleu Isère

Mountain Wilderness, l'ONG de défense de la montagne créée en 1987 vient de changer de président en France. Fiona Mille, 24 ans, prend la suite de Frédi Meignan.

Fiona Mille, nouvelle présidente de Mountain Wilderness
Fiona Mille, nouvelle présidente de Mountain Wilderness -

Le but de Mountain Wilderness, organisation non gouvernementale créée en 1987, est la "sauvegarde de la montagne sous tous ses aspects". Elle a été co-présidée à son origine par Haroun Tazieff, Patrick Gabarrou et Bernard Amy. Plus de 30 ans après sa naissance, la section française de cette association, basée à Grenoble et qui compte 1.600 adhérents, s'est choisie une jeune femme, Fiona Mille, 24 ans, pour prendre les rennes. Elle est l'invitée de France Bleu Isère ce mardi 20 avril. 

France Bleu Isère : Les licenciés des clubs de randonnée et d'escalade sont désormais autorisés à aller dans un rayon de 30 km pour leur pratique sportive. Cela représente un accès plus large à la montagne, seulement pour les licenciés. Est-ce une bonne chose pour vous ?  

Fiona Mille : Oui, en effet, on pouvait se poser la question :  pourquoi il était possible d'aller faire du golf dans un rayon de 30 km, et pas de l'escalade ou du triathlon. Donc au moins, ça lève ce questionnement. Après, ça pose la question plus globale de l'accès à la nature. Tous ces confinements successifs montrent à quel point cet accès à la nature est un besoin vital et essentiel pour tous.  

Entre les confinements, les gens se sont précipités en montagne, dans les sites d'altitude ? 

Oui, tout à fait. On a redécouvert une nouvelle pratique de la montagne. Avec évidemment  la fermeture des stations de ski, on a été amené à développer une nouvelle approche, que ça soit le ski de randonnée, ou la raquette. Se pose donc la question d'une nouvelle approche de la montagne, parce que dès qu'on peut fuir les centres villes pour aller en nature, on n'y manque pas ! 

Vous êtes la nouvelle présidente de Mountain Wilderness et vous succédez à l'Isérois Frédi Meignan. Vous avez 24 ans. Quel est votre rapport à la montagne ?  

Alors mon rapport, c'est celui d'une amoureuse de la montagne. En effet, je viens d'un département qui n'est pas très montagneux, le Nord, dans les Hauts-de-France. Mais je suis tombée amoureuse de la montagne en étant ado et dès que j'ai pu partir, justement pour mes études, direction le Sud-Ouest et rejoindre les Pyrénées, je l'ai fait. Et c'est à ce moment là que j'ai rejoint l'association en tant que déléguée locale. J'ai ensuite continué à m'investir pour Mountain Wilderness à Grenoble, puis ensuite dans les Hautes-Alpes.  

Cette association est très fortement implantée à Grenoble. Voulez-vous élargir cette palette territoriale ?  

Oui, l'association est localisée à Grenoble. On a 1.600 adhérents qui sont représentés sur tous les massifs, il y en a aussi dans certains territoires comme Paris, ou en Bretagne. Ce qui me semble vraiment important, en effet, c'est de faire vivre nos délégations locales, et ce, partout en France. Aussi, dans le Massif central, dans les Pyrénées, dans le Jura. Des choses se font déjà, bien évidemment, mais je pense qu'il y a encore beaucoup à faire. Et je pense que la dynamique autour de la transition des territoires de montagne va permettre justement d'impulser cette dynamique partout, dans tous les massifs.  

Il y a aujourd'hui en France des débats locaux autour de l'équipement des stations de ski dans les massifs, comme le projet de nouveau tronçon sur le glacier de la Girose, à la Grave. Quel est le rôle d'une association comme Mountain Wilderness dans ces débats locaux ? 

Nous, on participe avec l'associationT2M (Transition des Territoires de Montagne) à l'Organisation des États généraux de la transition du tourisme en montagne. Ces états généraux ont lieu les 23 et 24 septembre. Mais on organise dès maintenant des débats locaux. L'objectif, c'est vraiment de mettre tous les acteurs de l'écosystème montagnard autour de la table. Et puis, dessiner la feuille de route pour le tourisme de demain, se poser les bonnes questions, échanger. En effet, on se connaît, mais on n'a pas forcément toujours l'occasion d'échanger ensemble. 

Ce n'est pas facile ? Forcément, il y a des intérêts divergents entre la protection de la nature, les intérêts économiques, l'emploi, etc. On peut progresser sur la voie du dialogue ? 

Oui, en effet, ce n'est pas facile. Ce n'est pas quelque chose qu'on va régler en deux heures autour d'une table. Par contre, on peut progresser quand je vois, par exemple, ce qui a été fait à Métabief, il y a un mois (un colloque international pour partager l'expérience de cette station du Jura en matière d'adaptation aux changements climatiques), c'est vraiment intéressant. On se pose les questions de 2035 - 2040, des taux d'enlèvement, des risques pour notre station. Comment on peut envisager la suite ? Pour moi, ce qui est vraiment important, que ce soit évidemment d'un point de vue écologique, mais aussi d'un point de vue social et économique, c'est que plus on se pose les questions en amont, plus on évite les dégâts après.  

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