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Environnement

Haute-Garonne : 2400 habitants, 23 000 panneaux solaires, Miremont mise sur l'énergie renouvelable

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Par , France Bleu Occitanie

La commune de Miremont, au sud de Toulouse, a inauguré le 4 décembre sa centrale photovoltaïque installée sur l'ancienne gravière. Un nouvel exemple de l'implantation des énergies renouvelable en milieu rural. Mais le maire, Serge Baurens, regrette la lourdeur et la longueur de la procédure.

La centrale de Miremont est installée sur le site d'une ancienne gravière près de la rivière Ariège.
La centrale de Miremont est installée sur le site d'une ancienne gravière près de la rivière Ariège. © Radio France - Stéphanie Mora

Miremont, France

Le parc solaire de Miremont (au sud de Toulouse) est situé entre la déchetterie et la rivière Ariège. Douze hectares de panneaux photovoltaïques qui produisent depuis le mois de juillet dernier.  

De l'électricité pour 4000 foyers ... et de l'herbe pour les brebis!

Un espace qui produit 9,8 mega watts par an, soit l'équivalent de la consommation d'électricité de plus de 4000 foyers. Le site s'étend sur 12 ha. Il a été créé par la société Neoen en lieu et place d'une ancienne carrière de gravier. Pour le directeur général de cette société qui fait partie des plus importantes du secteur derrière les grands groupes, le parc de Miremont est un modèle de reconversion industrielle. "Cette ancienne carrière servait de dépotoir souligne Paul-François Croisi, et non seulement il a une deuxième vie en terme de production d'énergie mais également en terme de vie agricole puisque le site sera entretenu par un berger qui fera pâturer ses moutons dans ce site cloturé".

La société Neoen a deux autres projets photovoltaïques en cours en Haute-Garonne, à Lapeyrouse-Fossat et à Cintegabelle.

Le coup de gueule du maire

Un projet de reconversion qui n'a pas rencontré d'opposition des habitants mais qui fut un véritable parcours du combattant pour le maire Serge Baurens : "Six ans c'est trop long! Si on n'est pas tenace, on n'arrive pas au bout. Déjà il faut trouver le terrain puisqu'on n'a plus le droit de lancer ces projets sur des terrains agricoles. Ensuite il faut le valider. Ici par exemple, c'était une gravière qui a été très mal rebouchée. On ne pouvait en faire rien d'autre! Donc il y a eu un gros combat avec la chambre d'agriculture. L'état ne nous aide pas. On ne peut pas faire des discours d'un côté en disant qu'il faut rattraper le retard sur les énergies renouvelables et d'un autre côté faire barrière administrativement en freinant l'ensemble des projets. C'est en faisant de petits projets un peu partout qu'on arrivera à créer ce renouvellement de l'énergie".

"On ne peut pas faire des discours d'un côté en disant qu'il faut rattraper le retard sur les énergies renouvelables et d'un autre côté faire barrière administrativement en freinant l'ensemble des projets" Serge Baurens, le maire de Miremont.

Serge Baurens le maire de Miremont (à gauche) et Paul-François Croisi, le DG de Neoen lors de l'inauguration du parc solaire - Radio France
Serge Baurens le maire de Miremont (à gauche) et Paul-François Croisi, le DG de Neoen lors de l'inauguration du parc solaire © Radio France - Stéphanie Mora

Le maire de Miremont en est convaincu : c'est un travail qui doit être mené par les communes et les intercommunalités pour mieux convaincre les habitants et être au plus près des besoins. Le parc solaire de Miremont rapportera 50 000€ de redevance annuelle à la communauté de communes Lèze-Ariège, ce qui fait dire à Serge Baurens : "50 000€ sur 10 millions d'€ de budget. On ne fait pas ça pour l'argent!"

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