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Environnement

Haute-Vienne: Chimirec-Delvert veut ouvrir un centre de transit de déchets dits "dangereux" à Oradour-Sur-Glane

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Par , France Bleu Limousin

Une enquête publique a démarré la semaine passée à Oradour-sur-Glane en Haute-Vienne. Elle concerne l'implantation de l'entreprise poitevine Chimirec-Delvert sur la zone de Puy Gaillard. Celle-ci veut y créer un nouveau site pour collecter, trier et faire transiter des déchets dits "dangereux".

Chimirec Delvert est une entreprise poitevine filiale du groupe Chimirec. Elle souhaite créer un troisième site, à Oradour-sur-Glane. L'enquête publique a débuté le 15 octobre. (Photo d'illustration)
Chimirec Delvert est une entreprise poitevine filiale du groupe Chimirec. Elle souhaite créer un troisième site, à Oradour-sur-Glane. L'enquête publique a débuté le 15 octobre. (Photo d'illustration) - © Google Maps

Oradour-sur-Glane, France

C'est un terrain de deux hectares et demi environ, à l'entrée d'Oradour-Sur-Glane en Haute-Vienne qui a retenu l'attention du groupe poitevin Chimirec-Delvert. Il souhaite s'installer sur la zone de Puy Gaillard pour lancer son nouveau site destiné à collecter, trier et stocker provisoirement des déchets dits "dangereux". Ce nouveau site permettrait de désengorger celui de Jaunay-Marigny dans la Vienne, tout en se rapprochant de ses clients en Haute-Vienne, d'où le choix de ce terrain proche de la RN141 et de l'A20. 

" Moi, ce qui m'intéresse c'est une chose : la protection de l'environnement. Je préfère voir des déchets retraités que des déchets polluer, en pleine nature."  Philippe Lacroix, Maire d'Oradour-Sur-Glane

A la clé, si cette installation devait avoir lieu, entre 10 et 15 emplois. Ce n'est pas négligeable pour le Maire d'Oradour-Sur-Glane, Philippe Lacroix "On se plaint assez que nos campagnes soient désertes donc quand on peut avoir une entreprise qui s'installe, c'est une bonne chose !" lance-t-il tout en assurant " Moi, ce qui m'intéresse c'est une chose : la protection de l'environnement. Je préfère voir des déchets retraités que des déchets polluer, en pleine nature."  Parmi les déchets on pourrait trouver de l'huile de vidange, des batteries, des liquides de refroidissement, des déchets chlorés, des déchets contenant des métaux lourds ou encore des tubes, des néons et des  lampes

Saint-Junien Environnement pas franchement opposé, mais prudent

Du côté de l'association Saint-Junien Environnement on souligne la nécessité de ce type d'entreprise mais Daniel Jarrige son vice Président s'interroge. " Dans l'enquête publique le groupe met en avant sa certification, ses pratiques, son expérience mais au regard des démêlés qu'il a avec la justice, ça nous inquiète". Dernier en date, au printemps en Mayenne : Aprochim une autre filiale du groupe Chimirec a été condamnée pour ne pas avoir respecté les normes d'émission de produits toxiques dans l'air et le sol pendant plusieurs années.

Voir ce qu'il y aurait à améliorer pour que le projet puisse être modifié, et que le traitement des déchets se fasse dans de bonnes conditions - Daniel Jarrige, Saint-Junien Environnement

Résistance des structures au feu, nettoyage des cuves, stockage  des eaux souillées, accès pour les pompiers, Daniel Jarrige commence tout juste à examiner le dossier de l'enquête publique et se pose déjà des questions. Pour autant il n'est pas frontalement opposé au projet. " Notre souhait c'est de voir ce qu'il y aurait à améliorer pour que le projet puisse être modifié, et _que le traitement des déchets se fasse dans de bonnes conditions_" explique-t-il. 

Le site n'a pas vocation à être classé SEVESO. L'enquête publique, elle, est ouverte jusqu'au 16 novembre prochain à midi. 

  • Contacté le groupe Chimirec a fait savoir qu'il ne s'exprimerait pas pour le moment, tant que le dossier est en cours d'instruction. 
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