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I Clean My Sea, une application mobile pour signaler les déchets plastiques en mer

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Par , France Bleu Pays Basque, France Bleu

Depuis début juillet, un bateau sillonne quotidiennement l'Adour pour récolter les déchets. Sa particularité : il s'appuie, entre autres, sur les informations fournies par une application mobile, mise au point par une entreprise angloye.

Aymeric Jouon, le fondateur de la société et de l'application I Clean My Sea
Aymeric Jouon, le fondateur de la société et de l'application I Clean My Sea © Radio France - Andde Irosbehere

Quand un bateau collecte des déchets en mer à l'aide d'une application mobile. C'est l'expérience qui est menée en ce moment sur l'Adour par la société I Clean My Sea. Cette start-up basée à la pépinière d'entreprises Olatu Leku à Anglet s'est donné pour objectif de contribuer à la lutte contre la pollution des océans. Un véritable fléau, quand on sait que 253 kilos de plastiques sont déversés en mer chaque seconde et que des centaines de mammifères marins en meurent tous les jours. 

L'idée est de faciliter la collecte de ces déchets grâce aux nouvelles technologies et donc à une application mobile baptisée du même nom : "I Clean My Sea" (traduisez "je nettoie mon océan"), mise au point par l'océanographe Aymeric Jouon : "Le principe est extrêmement simple. Lorsque vous vous baladez en mer ou sur le littoral, vous n'avez qu'à sortir votre téléphone et prendre une photo avec l'appli. Les marins à bord de notre navire de collecte récupèrent la photo, sa géolocalisation ainsi que la prévision de trajectoire puisque le déchet que vous avez détecté en mer va certainement bouger dans les heures qui viennent."

L'agence spatiale européenne intéressée

Le navire en question, The Collector, navigue depuis début juillet tous les jours, avec à son bord deux marins professionnels. "Dans le cadre de notre projet pilote, ils naviguent sur l'Adour depuis le pont de l'Adour jusqu'à 3 miles au large, parce qu'on sait aujourd'hui que 80% des déchets qui arrivent en mer transitent par les rivières, et c'est donc là sur l'estuaire qu'il faut travailler en priorité."

The Collector, bateau dédié à la collecte des déchets marins, est équipé à son bord d'un tapis roulant qui remonte les déchets à la surface
The Collector, bateau dédié à la collecte des déchets marins, est équipé à son bord d'un tapis roulant qui remonte les déchets à la surface © Radio France - Andde Irosbehere

La mise en place du bateau a été financée à hauteur de 60% par la Région Nouvelle-Aquitaine. Pour le développement de l'application, I Clean My Sea a bénéficié d'une bourse French Tech octroyée par la BPI mais aussi d'une aide financière de la part de l'ESA, l'Agence spatiale européenne. 

"On a proposé à l'ESA d'utiliser les détections réalisées à travers l'application mobile, constituées d'une photo et d'une géolocalisation. A tel endroit, à tel moment, on sait qu'il y a eu des déchets flottants. On va se servir de cette matière première pour élaborer un algorithme, qui va permettre par la suite de détecter les déchets flottants depuis l'espace sur les images satellites."

L'application est téléchargeable gratuitement depuis cet été. I Clean My Sea envisage de s'adresser aux différentes collectivités pour leur proposer ses services.

I Clean My Sea, le reportage de France Bleu Pays Basque

Constante Batut et Adrien Rigoli, les deux capitaines du bateau "The Collector", naviguent tous les jours sur l'Adour
Constante Batut et Adrien Rigoli, les deux capitaines du bateau "The Collector", naviguent tous les jours sur l'Adour © Radio France - Andde Irosbehere
Une fois ramassés, les déchets sont triés dans des bennes. Les plastiques sont séparés des déchets "tout venant"
Une fois ramassés, les déchets sont triés dans des bennes. Les plastiques sont séparés des déchets "tout venant" © Radio France - Andde Irosbehere
"On trouve malheureusement énormément de masques" se désolent les marins
"On trouve malheureusement énormément de masques" se désolent les marins © Radio France - Andde Irosbehere
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