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"Il n'y aura pas de piscine nucléaire à Belleville" : François Bonneau dit avoir eu des garanties d'EDF

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Par , , France Bleu Orléans

François Bonneau, le président de la Région Centre-Val de Loire, affirme qu'EDF renonce à son projet de créer une piscine de déchets nucléaires à Belleville-sur-Loire (Cher). "J'ai été informé au plus haut niveau que ce scénario est écarté", assure l'élu socialiste. EDF a confirmé dans la journée.

La centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire était pressentie pour accueillir une "piscine nucléaire" en raison de son espace foncier encore disponible
La centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire était pressentie pour accueillir une "piscine nucléaire" en raison de son espace foncier encore disponible © Radio France - Michel Benoît

En février 2018, le site d'information écologique Reporterre révélait le scénario sur lequel planchait EDF : créer une piscine géante pour entreposer des déchets nucléaires à Belleville-sur-Loire, dans le Cher, à l'horizon 2030. A cette date, les actuels bassins de La Hague, dans la Manche, où sont stockés les combustibles usés des réacteurs nucléaires, doivent en effet arriver à saturation.

Un coup de fil d'EDF à François Bonneau

"Ce scénario est officiellement écarté", annonce aujourd'hui François Bonneau, le président PS de la région Centre-Val de Loire. "J'ai été informé par les responsables de la filière nucléaire d'EDF au plus haut niveau que la décision finale écartait le site de Belleville et que ce dispositif serait prévu sur le site de La Hague, il n'y a plus de risque pour Belleville", précise-t-il. On parlait d'une capacité de stockage de 6 000 à 8 000 tonnes de déchets, l'équivalent d'une soixantaine de cœurs de réacteur nucléaire.  

François Bonneau se réjouit de cette décision - dès février 2018, le conseil régional avait voté un vœu à l'unanimité  pour s'opposer à ce projet d'EDF. "C'est un immense soulagement, commente le président de Région, on est à quelques encablures de Sancerre, qui est à la fois un espace naturel magnifique et un espace vinicole majeur sur le plan économique et du rayonnement, on est aussi à quelques encablures du territoire classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. C'était un projet très menaçant pour le territoire, on l'a fait reculer, et c'est le fruit d'une mobilisation collective et responsable. La région Centre-Val de Loire prend déjà sa part en matière de nucléaire, avec quatre centrales implantées dans notre région."

Le collectif Piscine Nucléaire Stop reste prudent

EDF a fini par confirmer l'information dans la journée : "On a demandé à Orano (ex Areva) de réaliser une étude de faisabilité pour l'implantation d'une nouvelle piscine d'entreposage à La Hague", a indiqué à l'Agence France Presse une porte-parole d'EDF. Orano doit remettre son étude d'ici la fin de l'année. "Sur la base ce cette étude, on prendra une décision", a ajouté EDF, qui n'a donc pour l'instant sélectionné aucun site à proprement parler.

Une dizaine de militants anti-nucléaire se sont rassemblés ce mardi après-midi à Orléans devant les locaux de l'ASN
Une dizaine de militants anti-nucléaire se sont rassemblés ce mardi après-midi à Orléans devant les locaux de l'ASN © Radio France - François Guéroult

Hasard - ou non - de l'actualité, cette annonce intervient alors que le tout nouveau collectif "Piscine Nucléaire Stop", créé en mai dernier, avait prévu de manifester ce mardi après-midi à Orléans, devant les locaux de l'ASN, l'autorité de sûreté nucléaire. "On peut parler d'une victoire, après plus de 2 ans d'actions militantes", réagit Catherine Fumé, administratrice de l'association Sortir du nucléaire Berry Giennois Puisaye. Mais nous ne serons pleinement rassurés - si on peut dire - que lorsque l'étude de faisabilité arrivera à son terme : peut-être qu'à La Hague, ce ne sera pas possible, qui sait ?... Donc attendons le résultat définitif, sans perdre de vue que même s'il ne se fait pas ici, ce projet reste dangereux."

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