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Environnement

Il stockait des pièces détachées dans un pré avant de les revendre illégalement en Algérie

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Les gendarmes ont découvert une quarantaine de moteurs sur un terrain de Villemontais dans le Roannais cette semaine. Un ferrailleur les entreposait avant de les revendre sans rien déclarer et sans se plier à la moindre réglementation environnementale.

Les pièces détachées étaient entreposées en pleine nature.
Les pièces détachées étaient entreposées en pleine nature. - Gendarmerie nationale

Villemontais, France

Au départ les gendarmes de Villerest ont cru qu'ils avaient à nouveau à faire à une décharge sauvage quand ils se sont rendus à Villemontais, au sud de Roanne (Loire) à la suite d'un signalement le mercredi 11 septembre. Un moteur dans l'herbe, puis un autre jusqu'à un total de 43 moteurs de fourgon découverts.

Depuis les militaires ont interrogé le propriétaire du terrain, un habitant de la commune qui a expliqué louer la parcelle à un homme de Saint-Chamond. Exploitant lui aussi entendu cette semaine : il stocke en fait des pièces détachées d'utilitaire pour les revendre ensuite en Algérie. Le tout sans s’embarrasser d'un numéro de Siret, sans rien déclarer ni respecter l'ombre d'une précaution environnementale. 

Un ferrailleur travaillant dans les règles se doit notamment de dépolluer ce qu'il entrepose et de faire appel à un organisme agréé pour certifier la présence de divers équipements qui limitent au maximum l'impact sur l'environnement.  

Plusieurs enquêtes

L'enquête ne fait que commencer, les enquêtes d'ailleurs. D'une part, les gendarmes doivent établir depuis combien de temps cet homme menait ce trafic, chiffrer les bénéfices qu'il a pu en tirer et mesurer l'ampleur de la pollution à l'aide de prélèvements qui doivent être analysés. Il risque a priori au minimum une amende de 5e classe (1 500 euros au plus, le double en cas de récidive). Les militaires devraient d'ailleurs avoir besoin de le convoquer de nouveau. Et puis, les services de l'Urssaf s'intéressent aussi à son cas puisqu'il s'agit de travail non déclaré et que ce Saint-Chamonais a vraisemblablement fait appel à d'autres personnes pour l'aider. Sans oublier les services fiscaux qui ne manqueront pas de faire le redressement nécessaire.

En attendant, ce dimanche, la gendarmerie de la Loire a twitté ces photos pour attirer l'attention du public sur cette découverte, une façon également de "mettre en garde d'autres personnes qui se livreraient à ce même genre d'activité" sans se soucier des lois.

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