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Réchauffement climatique : moins d'eau dans l'Adour et plus de sécheresse dans 30 ans

L'agence de l'eau Adour-Garonne voudrait obtenir une meilleure qualité de l'eau et prévoit que l'agriculture devra s'adapter. Il n'y aura plus de neige en montagne au-dessous de 1.500m dans quelques années.

L'Adour à son embouchure à Anglet et Tarnos
L'Adour à son embouchure à Anglet et Tarnos © Radio France - Xexili Foix

Il ne s'agit pas de prévisions alarmistes, mais de certitudes scientifiques : l’avenir de l’eau du bassin de l’Adour apparaît en grande difficulté face aux conséquences du changement climatique "avec notamment une baisse alarmante des débits et une dégradation de la qualité  de l’eau. En 2050, le réchauffement annoncé sera de l’ordre de + 1.5°C avec une tendance plus marquée en  montagne ; la neige aura quasiment disparu sous 1500 m d’altitude". Ce sont les conclusions d'un forum organisé par l'agence de l'eau Adour-Garonne. Et l'augmentation des températures sera peut-être plus importante.

Un plan pour la période 2022-2027

L'agence de l'eau élabore actuellement son schéma pour la période 2022-2027 qui prévoit d'investir 3,1 milliards d'euros, soit 516 millions d’euros par an. Les perspectives climatiques sont sans appel : "Ressource en eau moins abondante et plus variable, dégradation de la qualité de l’eau des rivières, biodiversité aquatique fragilisée, sécheresses, inondations plus fréquentes et plus  intenses, façade littorale sujette aux submersions marines et aux érosions côtières". En clair, cela veut dire une autre irrigation, de nouvelles cultures, une autre faune marine, et un littoral en danger sur les côtes basque et landaise. 

Les inondations (ici à Tartas en décembre 2020) reviendront plus fréquemment
Les inondations (ici à Tartas en décembre 2020) reviendront plus fréquemment © Radio France - Lou Bourdy

Béarn et Bigorre ne seront pas épargnés avec "d’importantes baisses de débits des rivières (- 30% à - 40% pour les gaves) ainsi que des  épisodes de sécheresses automnales plus marquées. Les bassins versants de l’Adour et de la Midouze, dont les débits sont déjà faibles, souffriront le plus du manque de disponibilité en eau superficielle. Les étiages plus précoces, plus sévères et plus longs ainsi que le réchauffement important des eaux  affecteront particulièrement la zone des gaves, celle des côtiers basques et le bassin de la Midouze".

Construire autrement

L'agence de l'eau va élaborer son pan avec des lignes directrices : obtenir une eau plus pure, et laisser l'eau s'écouler pour recharger les nappes phréatiques. Cela veut dire clairement, limiter au maximum l'artificialisation des sols, notamment sur la côte basque et l'agglomération paloise, indique Véronique Mabrut, directrice territoriale Adour-côtiers dans les Pyrénées-Atlantiques. Il pleuvra toujours autant en quantité, mais les périodes de sécheresse seront plus longues en été, et les épisodes pluvieux seront très intenses en hiver. Sans être forcément dévastatrices, les crues seront aussi plus nombreuses, et il faudra s'adapter, indique-t-elle, "apprendre à vivre avec sans construire au bord des cours d'eau et en protégeant les zones humides".

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