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Environnement
Dossier : Incendie à l'usine Lubrizol à Rouen

Incendie à l'usine Lubrizol à Rouen : des taux "relativement élevés" de dioxines dans les pluies à Préaux

Après l'incendie de l'usine Lubrizol à Rouen Atmo Normandie présentait ce mardi 8 octobre des résultats d'analyses dans l'air. Et certains révèlent des taux "relativement" élevés de dioxine, notamment à Préaux.

Atmo Normandie présentait les résultats des taux de polluants dans l'air
Atmo Normandie présentait les résultats des taux de polluants dans l'air © Radio France - Théophile Pedrola

Preaux, France

Atmo Normandie présente ce mardi 8 octobre ses derniers résultats d'analyse de l'air, réalisés sur le passage du nuage de fumée de l'usine Lubrizol à Rouen le 26 septembre dernier. Des résultats plutôt rassurants concernant les polluants "classiques", comme le dioxyde d'azote, les particules, le monoxyde de carbone, le dioxyde de souffre ou le sulfure d'hydrogène. 

Des taux de dioxines dans l'air presque quatre fois plus élevés que la normale à Préaux

Les analyses menées sur le benzène n'ont également pas fait état d'un taux élevé dans l'air. En revanche, les analyses menées sur les dioxines et furanes sont moins nettes. Les analyses d'Atmo font état d'un taux "relativement élevé" sur le capteur installé à Préaux :  Les analyses portent sur les pluies prélevées sous le panache sur la période du jeudi 26 septembre  au vendredi 27 septembre.  La valeur relevée est de 12,66 picogrammes par mètres carrés, pour une valeur repère régionale médiane de 3,40 : "Ces résultats veulent dire qu'il faut faire des examens complémentaires, mais ils ne permettent pas d'être rassurants, détaille Jean-Grançois Gehanno, professeur au CHU de Rouen, qui a analysé les résultats. Il y a un certain nombre de composés cancérogènes qui ont brûlé, si ça se stocke et que les populations continuent à être exposées, il y a un potentiel risque à long terme." 

D'autres analyses, dans les sols, sont attendues

"Stocker" signifiant "rester dans les terres". D'autres analyses doivent être menées et définir le taux de dioxine "dans les sols, les végétaux et la chaîne alimentaire", détaille le professeur. Des analyses qui ne sont pas menées par Atmo. 

"Notre échantillon ne permet pas de répondre à la question du danger à long-terme, confirme Véronique Delmas, la directrice d'Atmo Normandie. Il va permettre aux spécialistes de répondre à cette question, mais il va falloir analyser bien plus d'échantillons." 

En attendant, aucune consigne particulière n'est donnée aux habitants.  

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