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Dossier : Incendie à l'usine Lubrizol à Rouen

Incendie de Lubrizol à Rouen : le traitement des fûts s'achève cette semaine

La Comité transparence et dialogue s'est réunit ce lundi pour la cinquième fois depuis l'incendie de Lubrizol à Rouen, le 26 septembre 2019. Le préfet, les services de l’État, les élus et les associations ont fait le point sur l'état du site, les dernières analyses et le processus d'indemnisation.

La totalité des 1389 fûts présents dans les deux hangars incendiés auront été traités à la fin du mois de janvier, plus vite que prévu.
La totalité des 1389 fûts présents dans les deux hangars incendiés auront été traités à la fin du mois de janvier, plus vite que prévu. © Radio France - Alexandre Bioret

Quatre mois après l'incendie de l'usine Lubrizol à Rouen, le Comité de la transparence et du dialogue s'est réunit à nouveau en préfecture. Une cinquième réunion plus clairsemée et beaucoup plus calme que les précédentes. Il s'agissait d'abord de faire le point sur l'état du site dont 2 des 16 hectares sont partis en fumée le 26 septembre 2019, ainsi des des entrepôts de l'entreprise voisine Normandie Logistique. La quasi totalité des fûts a été évacuée. Il y en avait 1389 dans les deux hangars touchés par l'incendie. Vendredi dernier, il en restait 135 à traiter, dont 10 considérés comme sensibles parce qu'endommagés par le feu. D'ici la fin du mois de janvier, ils auront tous été évacués, avec quelques semaines d'avance sur le calendrier initial. Une bonne nouvelle pour les riverains du site, régulièrement incommodés par les odeurs d'hydrocarbures, malgré les dispositifs mis en place pour limiter les nuisances. 

Réduire les nuisances olfactives au maximum

Mais un autre gros chantier risque de réactiver ces odeurs nauséabondes qui planent sur les communes environnantes en fonction du vent. Dès que les derniers experts auront effectué leurs constatations, le 5 février prochain, les scellés judiciaires seront levés et l'entreprise va commencer à vider et à nettoyer les deux hangars incendiés. Des tonnes de matières brulées vont être déplacées et évacuées, risquant de provoquer de nouvelles nuisances olfactives. La directrice générale de Lubrizol France Isabelle Striga assure que "l'entreprise cherche des solutions avec les services de l’État et les prestataires spécialisés pour réduire la gène au maximum"

Les travaux de dépollution de la darse sont en cours d'achèvement. 536 tonnes de produits issus des eaux d'extinction souillées ont été évacuées. Il reste à nettoyer le plafond et les piliers de la cavité située sous le quai sud. Ce sera fait en mars. 

Concernant les analyses de l'air et de l'eau, tous les résultats d'analyses effectués jusqu'alors sont soit conformes aux seuils, soit s'il n'y a pas de seuil, au "bruit de fond". Dans les cours d'eau, certains dépassements ont été constatés, portant principalement sur les métaux, les dioxines et les H.A.P., les hydrocarbures polycycliques aromatiques. Mais ils restent sous les seuils sanitaires, précise l'Agence de l'Eau et aucun lien direct ne peut être fait avec l'incendie. 

"Les laboratoires spécialisés sont débordés"

Les sols ont aussi fait l'objet d'analyses. Pour 40 communes, rien à signaler, sauf des traces de benzopyrène (de la famille des H.A.P.), un traceur potentiel d'une combustion dans les prélèvements effectués dans 11 communes du nord de l'agglomération. Mais précise le directeur de la Dréal, "il faudrait manger de la terre en grande quantité pour que ce soit dangereux". Il manque le résultat des analyses de sols pour 78 communes : "les laboratoires spécialisés sont débordés" indique le préfet Pierre-André Durand.

Enfin, les résultats des analyses de lait maternel réalisées par un groupe de 9 femmes à Rouen sont difficiles à interpréter, selon les autorités sanitaires. Des traces d'hydrocarbures à des taux inhabituels ont bien été relevées dans leur lait mais plusieurs jours après l'incendie, alors que ces polluants sont très vite évacués par l'organisme. Impossible de faire un lien avec l'incendie, selon l'Agence Régionale de Santé, même si ces analyses prouvent tout de même que l'environnement imprègne le lait maternel, comme le montrent également les analyses effectuées chez d'autres femmes allaitantes dans des villes industrielles similaires à Rouen. 

Sur le volet des indemnisations, Lubrizol n'avance aucun chiffre, mais 1619 dossiers ont été déposés. Ils sont en cours d'instruction. Si tout va bien, hors dossiers complexes ou incomplets, "la majorité des paiements devraient intervenir d'ici début mars" indique la directrice générale de Lubrizol.

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