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Incendies en Amazonie : "La France ne peut pas être complice", des ONG l'exhortent à agir

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Par , France Bleu

Dans une tribune publiée ce lundi sur franceinfo.fr, 24 ONG de défense de l'environnement demandent à la France d'agir face aux incendies qui ravagent l'Amazonie. Il y a un an, Emmanuel Macron avait pourtant déclaré que l'Hexagone allait "agir" pour sauver la forêt.

Des incendies continuent de détruire la forêt amazonienne.
Des incendies continuent de détruire la forêt amazonienne. © AFP - FERNANDO SOUZA / AGIF

"Alors que les feux continuent de battre des records en Amazonie, il n'y a ni indignation, ni action" : 24 ONG, dont Greenpeace, signent une tribune ce lundi sur franceinfo.fr, pour dénoncer l'immobilisme de la France face aux incendies qui détruisent l'Amazonie. Selon les organisations, la déforestation "continue de progresser à un rythme alarmant", et Emmanuel Macron n'agit pas.

L'été dernier, alors que l'Amazonie était en proie aux flammes, le président français avait qualifié la situation de "crise internationale". Emmanuel Macron avait déclaré : "Nous devons répondre à l'appel de la forêt qui brûle aujourd'hui en Amazonie, de manière très concrète, nous allons agir". A l'époque, les feux avaient été évoqués longuement lors du sommet du G7 à Biarritz.

"La France ne fait rien"

Un an après ces déclarations, les ONG regrettent que la France n'ait pas pris de mesures : "Malgré sa responsabilité avérée, la France reste inactive. A peine un an après les grandes déclarations, aucune amélioration n'est en vue". D'après les chiffres de l'Institut national de recherche spatiale brésilien, 9.212 kilomètres carrés de forêts ont été abattus entre août 2019 et juillet 2020, "soit une superficie légèrement plus grande que la Corse".

Le monde est-il devenu insensible, saturé d'entendre parler de forêts qui brûlent ? Les belles promesses ont encore laissé place à l'inaction.

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Les ONG rappellent la responsabilité de la France dans cette déforestation, "notamment à travers nos importations de soja en provenance d'Amazonie et du Cerrado, qui alimentent nos élevages industriels de volailles, de porcs ou encore de vaches laitières". Elles dénoncent également le "double jeu des distributeurs français Carrefour et Casino", qui, selon elles, "commercialisent dans leurs magasins brésiliens de la viande issue de la déforestation ou encore des géants bancaires français (BNP, Société générale, Crédit agricole...) qui vantent leurs efforts pour une finance verte mais injectent des milliards pour soutenir les responsables de la déforestation".

"Nous demandons des actions immédiates"

Les organisations de défense de l'environnement "appellent à des actions immédiates des entreprises françaises présentes en Amérique du Sud et du gouvernement français pour éviter le point de non-retour". D'après elles, si rien n'est fait, l'Amazonie pourrait devenir une savane : "Des experts - de plus en plus nombreux - alertent les politiques sur le risque de "savanisation" irréversible de l'Amazonie dès lors que l'on dépasserait le seuil de 20% à 25% de déboisement de cette immense forêt pluviale. Nous sommes déjà à 20% pour le Brésil".

La destruction de cet immense réservoir de biodiversité est un écocide qui reste impuni et un drame humain silencieux pour les peuples autochtones.

La tribune s'achève par ces mots : "La France, responsable elle aussi, ne peut pas se permettre d'être plus longtemps complice du saccage de la plus grande forêt tropicale du monde".

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