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Incendies en Australie : des Gardois témoignent de leur quotidien sur place

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Par , France Bleu Gard Lozère

Les incendies en Australie ont fait 24 victimes depuis septembre. Ils ont déjà ravagé près de 8 millions d'hectares. Plusieurs Gardois, qui vivent et travaillent dans le pays depuis des années, témoignent.

Les pompiers australiens en action
Les pompiers australiens en action © Maxppp - Darren Pateman

"J'en suis à ma troisième grosse saison de feu. Là, ça a pris des proportions qu'on n'aurait jamais imaginées" témoigne Chris qui habite dans la banlieue de Sydney depuis 18 ans. "Les flammes font entre 30 et 40 mètres de haut et le 1er janvier, nous avons eu des vents entre 90 et 100 km/h." Depuis que les premiers incendies se sont déclarés en septembre, son mari, pompier volontaire a été mobilisé plusieurs fois pour mettre en sécurité des habitations. 

C'est la première fois depuis 1994 qu'il est confronté à des feux d'une telle ampleur. "Le seul moyen maintenant d'arrêter le feu, c'est d'avoir de la pluie constante dans les régions où il sévit et qu'il n'y ait plus rien à brûler. Une fois qu'il arrivera au sable, il s'arrêtera." 

Chris vit dans la banlieue de Sydney depuis 18 ans

"Je ne suis pas sortie pendant deux jours à cause de la fumée." 

Valérie Forestier habite également à Sydney. Cette prof de français, originaire de Bagnols-sur-Cèze, n'est pas inquiète outre mesure. "On est à deux-trois heures des feux quand même. Tout ce qu'on a de temps en temps, c'est de la fumée. La semaine dernière par exemple, on ne voyait pas à 50 mètres. C'est comme habiter dans une cheminée. Moi, je suis restée deux jours dans mon appartement, les fenêtres fermées pour éviter d'avoir cette fumée. Mais sinon, on circule, les routes ne sont pas coupées. Et en plus, aujourd'hui (lundi 6 janvier), il pleut.

Les températures caniculaires de ces derniers jours ont également baissé, ce qui a permis aux pompiers australiens épaulés par des renforts venus des Etats-Unis et du Canada de s'attaquer aux feux qui échappent à tout contrôle. 

Valérie Forestier n'est pas inquiète outre-mesure

"Les incendies au centre de toutes les conversations." 

Jules Aknin, lui, est originaire de Nîmes. Il vit à Perth, au sud-ouest de l'Australie, depuis huit ans. Les incendies, les clients qui fréquentent le café dans lequel il est cuisinier, en parlent tous les jours. Notamment pour critiquer l'attitude du Premier ministre qui a mis du temps à réagir. Également l'attitude des grandes compagnies minières qui n'ont pas donné d'argent pour les sinistrés. " Il y a beaucoup de gens qui comparent ces incendies à celui de Notre-Dame à Paris. Beaucoup de familles riches françaises ont donné énormément d'argent. Ça n'a pas l'air d'être le cas ici.

La solidarité s'organise pourtant avec un peu partout des appels aux dons pour aider ceux qui ont tout perdu. "Sur les réseaux sociaux, tous les gens partagent. Nous, au café, on a un gros bocal en verre pour que tous les clients donnent. L'argent servira à reconstruire. " 

Jules Aknin travaille comme cuisinier dans un café de Perth

"Le pire, ce sont les koalas" 

Chris reste confiante. "Quand j'ai vécu mon premier feu ici, je pensais que c'était comme les feux de forêt français, que quand c'était brûlé, c'était la "lune" et que pendant 10 ans, plus rien ne repoussait. Mais, je suis repassée à certains endroits où tout avait brûlé. Six mois après, à part deux-trois arbres qui étaient noirs, on n'aurait jamais dit que le feu était passé. Le bush australien sera vert dans six mois, un an. En ce qui concerne la faune en revanche, le pire, c'est pour les koalas car ils sont peu nombreux. Les kangourous, il y en a des millions et ils se reproduisent très vite.

Aucun de ces Gardois expatriés n'envisage en tout cas de rentrer en France. 

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