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"Indéfendable" de vouloir garder les vols Bordeaux-Orly, juge Nicolas Thierry, candidat EELV aux régionales

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Par , France Bleu Gironde

Invité de France Bleu Gironde, le candidat Europe Écologie - Les Verts aux élections régionales Nicolas Thierry a jugé ce mercredi "absolument indéfendable" de vouloir garder la navette Bordeaux - Orly. Elle fait partie des lignes aéiennes qui pourraient être supprimées par la loi climat.

Nicolas Thierry était l'invité de France Bleu Gironde ce mercredi matin.
Nicolas Thierry était l'invité de France Bleu Gironde ce mercredi matin. © Radio France - Capture d'écran France 3

"Bordeaux-Paris en avion, c'est 60 fois plus de CO² qu'en train. Au moment de l'urgence climatique, quand on écoute les scientifiques, penser qu'il faut conserver cette ligne, c'est absolument indéfendable". Invité de France Bleu Gironde, ce mercredi matin, le candidat Europe Écologie - Les Verts aux élections régionales (13 et 20 juin) s'est positionné comme l'un des rares élus girondins à demander la suppression totale de la navette Bordeaux - Orly. Même Pierre Hurmic, le maire écologiste de Bordeaux, plaidait pour conserver un aller-retour par jour, selon des déclarations de la mairie à La Tribune.  

Selon Nicolas Thierry, "les élus qui restent sur une ligne dure" de maintenir la navette "n'ont pas compris la gravité de la situation". Le 14 mars, les députés ont donné un premier aval en commission à la suppression de certaines lignes aériennes intérieures, en cas d'alternatives en train de moins de 2h30. Cela concerne donc la ligne Bordeaux - Orly, mais aussi Orly-Nantes, Orly-Lyon et Orly-Bordeaux, qui représentaient en 2019 quelque 4% des voyages aériens intérieurs hors DOM-TOM et Corse, soit 1,1 million de passagers. En revanche, Bordeaux-Roissy ne serait pas concerné, puisque cet aéroport permet de nombreuses correspondances. 

Pour le candidat écologiste à la région Nouvelle-Aquitaine, au-delà de cette suppression, "il faut savoir comment on anticipe les choses et permettre à cette filière de muter et de permettre aux salariés de se projeter sereinement dans l'avenir". 

Candidat depuis octobre 2020, Nicolas Thierry a décidé de faire cavalier seul, après avoir fait partie de la majorité du président socialiste Alain Rousset pendant six ans, depuis 2015. A l'époque, il s'agissait "d'un choix de responsabilité. C'était pour éviter que la droite arrive aux responsabilités", selon lui. Aujourd'hui, "il y a une prise de conscience accélérée dans la société. Donc, nous proposons un projet différent d'Alain Rousset. Il est socialiste, nous sommes écologiste et il faut que les citoyens puissent trancher au sujet d'un projet régional". 

[Sur Alain Rousset] Quand on est aux responsabilités depuis près d'un quart de siècle, la capacité à agir ou à bousculer les choses s'émousse

Il pointe chez le président sortant des incohérences et une "grande différence entre les mots et les politiques qui sont portées". Pour Nicolas Thierry, la mandature actuelle, "ne peut pas dire 'je soutiens la préservation de la ressource en eau et aller soutenir les bassines en Poitou-Charentes'. On ne peut pas dire que 'je soutiens le climat' et signer avec la droite une motion pour continuer l'exploitation des hydrocarbures dans le bassin de Lacq". Nicolas Thierry émet aussi des doutes sur la capacité à se renouveler d'Alain Rousset, à la tête de la région Aquitaine puis Nouvelle-Aquitaine depuis 1998. "Quand on est aux responsabilités depuis près d'un quart de siècle, la capacité à agir ou à bousculer les choses, elle s'émousse", estime-t-il. 

Le projet écologiste pour ces régionales doit définir, pour Nicolas Thierry, "comment on opère la transition écologique dans la justice sociale [...] C'est comment on planifie, et on a dix ans pour le faire. Ce mandat va finir en 2028, va couvrir quasiment la décennie. Donc, il faut planifier, anticiper. Aujourd'hui, il faut sortir de la démagogie et proposer une vraie planification", ajoute-t-il. 

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