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Indre-et-Loire : une plainte contre EDF après la pollution radioactive dans la Loire en aval de Chinon

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Par , France Bleu Touraine

Sortir du Nucléaire et d'autres associations portent plainte contre EDF et contre X après la pollution radioactive au Tritium relevé dans la Loire, à 20 km en avl de la centrale de Chinon. Elles estiment qu'EDF ne communique pas sincèrement sur les rejets effectués dans le fleuve.

Les relevés ont été effectués à Saumur, à 20 km en aval de la centrale de Chinon
Les relevés ont été effectués à Saumur, à 20 km en aval de la centrale de Chinon © Maxppp - Franck Fouquet/Maxppp

Sortir du Nucléaire et le collectif  Loire et Vienne Zéro Nucléaire portent plainte ce mardi auprès du procureur de Paris contre EDF et contre X suite à la pollution radioactive relevée dans la Loire. Une plainte pour  infraction au Code de l’environnement et à la réglementation relative aux installations nucléaires. Sortir du Nucléaire et le Collectif Loire et Vienne (qui regroupe plusieurs associations de défense de l'environnement) veulent comprendre pourquoi des rejets anormaux de Tritium, un résidu très toxique et radioactif de l'exploitation du nucléaire, ont été mesurés à Saumur en Janvier 2019. Le relevé de 310 becquerels par litre était 3 fois supérieur au seuil d'alerte autorisé à la sortie d'une centrale. Sauf que le relevé (réalisé par un réseau de préleveurs volontaires) a été effectué à Saumur, soit 20 km en aval de la centrale de Chinon. Les rejets des autres centrales comme celles de Civeaux dans la Vienne, Dampierre dans le Loiret ou Saint-Laurent dans le Loir-et-Cher pourraient aussi expliquer ces résultats. En tout cas, les associations espèrent par ce dépôt de plainte, remettre en cause le système de contrôle des centrales.

Le procès va-t-il permettre de mener une campagne de mesure plus fine ?

Dans son argumentaire, Sortir du Nucléaire explique que l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire doit s'en tenir aux déclarations d'EDF pour effectuer son contrôle et que le système n'est donc pas transparent, d'où cette action en justice engagée par ces associations. Elles veulent comprendre pourquoi ces taux anormaux n'ont pas été détectés par l'Institut. Cet organisme, qui a validé la méthodologie des associations, n'explique pas ce résultat, mais pense que le rejet peut être du à une sur-concentration de Tritium en fonction du débit de la Loire. "Le rejet n'était pas forcément homogénéisé", explique François Besnus, directeur environnement à l'IRSN, l'Institut indépendant chargé d'effectuer les contrôles. Il estime que cette plainte va permettre d'effectuer une campagne de relevés plus fine. "On pense qu'il faut mener une campagne pour vérifier toutes ces hypothèses". 

Sortir du nucléaire souhaite une plus grande transparence dans le contrôle et le relevé des mesures de radiactivité

Une analyse qui ne tient pas selon Sortir du Nucléaire vu le lieu de la mesure, à 20 km en aval de la centrale de Chinon. L'Institut se dit prêt d'ailleurs à mener une campagne de relevés plus fine, et estime qu'EDF a tout intérêt à mesurer ses rejets et à communiquer régulièrement sur les contrôles qu'elle effectue. C'est tout l'enjeu de ce dépôt de plainte, car derrière cette pollution, Sortir du Nucléaire suspecte EDF de ne pas déclarer un incident ou de corriger les relevés. Pour Marie Frachisse, coordinatrice juridique à Sortir du Nucléaire, "dans le système actuel, l'exploitant s'autocontrôle et déclare. On est obligé de se fier à lui. L'IRSN part de la bonne foi de l'exploitant. Mais cela pose le problème de la sincérité du contrôle, et de la santé publique". L'association qui espère, au final, que le pollueur sera condamné et sanctionné. 

En France, le seuil d'alerte de radioactivité dans un cours d'eau est de 100 becquerel/litre. Le seuil de potabilité fixé par l'Organisation Mondiale de la Santé est de 10.000 Bq/l, une valeur guide qui doit être abandonnée selon les associations.

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