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Inondations : plus d'un million et demi d'euros de dégâts pour la ville de Saintes, 600 personnes relogées

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Par , France Bleu La Rochelle

Un mois après, la Charente a terminé sa décrue, et retrouvé son niveau normal, mais l'heure est aujourd'hui au bilan. Avec ces inondations, les dégâts se chiffrent à 1 million 600 000 euros pour la ville de Saintes. 600 personnes relogées, dont encore une vingtaine aujourd'hui.

La rue de Taillebourg à Saintes (Charente-Maritime) a pris des allures de rivière, le 4 février 2021. Ce jour-là, on pouvait encore circuler sur des planches mais l'eau devait encore monter.
La rue de Taillebourg à Saintes (Charente-Maritime) a pris des allures de rivière, le 4 février 2021. Ce jour-là, on pouvait encore circuler sur des planches mais l'eau devait encore monter. © Radio France - Julien Fleury

Avec une crue qui n'arrive que les vingt ou trente ans, la Charente a on le sait inondé de nombreuses habitations en Charente-Maritime, et à Saintes en particulier. Un mois après le maire, Bruno Drapron dresse le bilan. Humainement pas de victimes, mais les dégâts matériels sont importants

Entretien pour France Bleu La Rochelle :

Bruno Drapron :  "La Charente est revenue largement dans des proportions normales et la décrue est maintenant finie. La Charente a repris son cours normal de vie. L'heure est maintenant au bilan avec les sinistrés. Plus de 100 foyers ont été aidés pour le nettoyage et l'évacuation des déchets après les inondations. Un travail des services techniques qui sont passés chez eux pour récolter tout ce qui est à jeter et l'ont transporté vers les déchetteries." 

France Bleu La Rochelle : Combien de personnes relogées avec ces inondations ?

"Sur l’événement, on sait que 600 personnes se sont relogées d'elles même dans leur famille ou amis, et une vingtaine de personnes attendent toujours de revenir dans leur maison aujourd'hui. Leur logement est encore gorgé d'humidité, il faut que cela sèche. Les assurances ont mis en place des solutions. Ce que l'on sait aujourd'hui, c'est que pour la ville de Saintes, on a 1 million 600 000 euros de dégâts, dont 250 000 euros qui sont des coûts directs à l'achat de matériel, pour assurer la logistique. On a fait joué aussi notre assurance.  On attend maintenant de voir quelles seront les choses qui nous seront remboursés pour qu'on puisse remettre la ville dans un état normal le plus rapidement possible."

Vous avez d'ailleurs reçu le soutien de nombreux élus ... 

"Oui, j'ai eu très vite au téléphone Dominique Bussereau, le président du département, et qui m'a dit qu'il serait au rendez-vous pour aider financièrement s'il le fallait. Je salue également Alain Rousset, le président de notre région qui a fait la même démarche, et plus globalement, toutes ces aides matérielles ou humaines proposées par les communes environnantes, cela m'a profondément touché. Le maire de Royan m'a spontanément proposé des balayeuses, du matériel de nettoyage et des agents pour nous aider, à Rochefort, Hervé Blanché était également dans ce même état d'esprit, et toutes ces petites communes autours de nous qui m'ont appelé régulièrement pour prendre des nouvelles, savoir s'ils pouvaient nous aider. Cela fait chaud au cœur."

Est ce qu'il y a des habitations où il va être dangereux de retourner à l'intérieur ? Est ce qu'il y a vraiment des gens qui ne pourront pas retrouver leur logement ? 

"Non. Chacun retrouvera son logement, mais avec plus ou moins long terme parce qu'il y a des logements qui sont impactés de façon plus importante que d'autres pour lesquels il faudra faire des travaux. Mais il n'y a pas de risque que plus de maisons habitables." 

Est ce qu'à la lumière de ce qui s'est passé, pour la prochaine fois, est ce que vous avez tiré des enseignements particuliers ? Est ce qu'il y a un processus qui va changer en cas de nouvelle crise ? 

"Les communes ont des plans communaux de sauvegarde ... sauf que ce plan de sauvegarde n'était absolument pas à jour. Donc, ça n'a pas été facile à gérer. On a fait, à notre façon, dans l'urgence. Alors peut être que mon expertise de pompier m'a aidée, en tout cas à gérer sans avoir de plan de sauvegarde. Aujourd'hui, on va faire un retour d'expérience de ce phénomène, de voir ce qui a marché, ce qui n'a pas marché. Et nous allons réécrire le plan de sauvegarde communal pour justement, si l'événement doit se passer, que ça puisse être facilité pour celles et ceux qui auront à le gérer." 

Qu'est ce qui a bien marché ? Qu'est ce qui a mal marché ? 

"La clé de la réussite cela a été l'anticipation. On a toujours été dans l'anticipation avec les services techniques, avec les pompiers, avec la police, avec tous les intervenants. On a toujours anticipé, en fonction des annonces qui vous étaient faites, ce qui devait arriver, ce qui nous a permis de pouvoir être au plus juste dans notre façon de diriger cette crise. C'est l'aspect positif que je souhaite retenir de cette crise." 

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