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Interconnexion électrique France-Espagne : inquiétude des habitants autour du tracé terrestre proposé par RTE

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Par , France Bleu Gascogne

Inquiétude pour les habitants de Seignosse, Hossegor et Capbreton à propos du tracé terrestre retenu par RTE pour la liaison électrique reliant la France à l'Espagne. La mairie de Capbreton s'est déjà dite opposée au tracé et un collectif a lancé une pétition contre le projet.

Après les dernières études menées en septembre-octobre 2020, le tracé terrestre privilégié par RTE, pour contourner le gouf de Capbreton, passerait par Seignosse, Hossegor et Capbreton
Après les dernières études menées en septembre-octobre 2020, le tracé terrestre privilégié par RTE, pour contourner le gouf de Capbreton, passerait par Seignosse, Hossegor et Capbreton - RTE - Patrick Valleau

Le tracé terrestre du projet d'interconnexion électrique France-Espagne par le Golfe de Gascogne fait des vagues. Le tracé retenu par le gestionnaire de réseau, RTE (Réseau de Transport d'Electricité) doit traverser les villes de Seignosse, Hossegor et Capbreton. 

L'interconnexion électrique France-Espagne par le Golfe de Gascogne est un projet colossal de 400 km reliant Cubnezais, en Gironde, à Gatixa, au nord de Bilbao. Un gros câble électrique doit transporter l'équivalent de la puissance de deux centrales nucléaires, soit de quoi alimenter 5 millions de foyers.  

Le temps de la concertation

Si la plus grande partie sera installée sous l'océan, le problème se situe au large de Capbreton. En raison de la présence du Gouf de Capbreton, aucun tracé maritime techniquement réalisable dont la stabilité soit garantie pour la durée de vie de la ligne électrique n'a pu être trouvé malgré plusieurs investigations menées par RTE  depuis juin 2019. La seule alternative consiste à réaliser un contournement terrestre d'une dizaine de kilomètres. Une nouvelle phase de concertation s’est ouverte en octobre 2020 et une solution de contournement terrestre a été proposée par RTE passant par Seignosse au Nord, pour revenir dans l'Océan par Capbreton.  

Cette ligne à très haute tension serait donc enfouie sous les voiries existantes et passerait aux pieds des maisons et des écoles. Une grande première en France puisque les lignes à très haute tension de 400 000 Volts, qu'elles soient aériennes ou souterraines, passent normalement hors agglomération.  

Pour l'heure, ce tracé, dévoilé le 14 janvier dernier, ne constitue qu'un Fuseau de Moindre Impact (FMI) d'après Etienne Serres, responsable du projet Golfe de Gascogne pour RTE. Autrement dit, il s'agit d'un tracé préconisé par RTE et qui n'est pas définitif.

L'opérateur RTE tiendra deux nouvelles permanences d'informations pour le public à la mairie de Capbreton vendredi 5 et samedi 6 février de 9h00 à 12h00.

La validation de ce fuseau est maintenant soumise à une seconde phase de concertation sous l'égide de la préfecture et du Ministère de la transition écologique. Une phase d'enquête publique devrait être lancée avant la fin de l'année et devrait prendre fin 2022, début 2023. 

"Un déni de démocratie" 

"La population n'a pas été concertée, tout a été menée dans une totale discrétion par RTE. [...] La concertation aura un sens que si les habitants sont conviés individuellement à une réunion physique de présentation. A défaut, c'est un déni de démocratie." explique Bernard Pentiaux, habitant de Capbreton et ex-ingénieur chez Enedis aujourd'hui à la retraite. "On nous dit que le français est contestataire... mais quand on voit la façon dont ce projet a été mis en place, il ne faut pas s'en étonner assure l'ingénieur retraité. Je pense donc qu'il est urgent que la raison l'emporte, ce projet-là est un non-sens. A RTE de trouver une solution et cette solution ne doit pas être au détriment des habitants". 

Une pétition a été lancée par le collectif "Stop RTE Collectif Capbreton Hossegor" en début de semaine et a déjà recueillie, au jeudi 4 février, près de 1800 signatures. Le collectif alerte notamment sur les risques sanitaires et s'appuie sur les études de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (ANSES) qui préconise "de ne pas implanter de collectivités sensibles telles que des crèches ou des écoles proches des lignes". Or, le tracé doit passer à proximité d'une école primaire à Hossegor. 

Les mairies de Capbreton et d'Hossegor opposées au tracé proposé

Les inquiétudes des capbretonnais ont été entendues par la municipalité.  Au cours d'une réunion avec RTE tenue mardi 02 février, le maire de Capbreton, Patrick Laclédère, a exprimé son opposition au tracé proposé. Sur le principe, la municipalité se dit "fermement opposée au passage d'un câble souterrain qui impacterait les secteurs densément urbanisés de la ville". La mairie a proposé un tracé alternatif dans la perspective de l'enquête publique. Cette proposition privilégie un contournement des zones urbanisées de la commune. A l'Est de Capbreton, le tracé proposée par la municipalité éviterait les quartiers du Gaillou et de Bouhède et rejoindrait la voie de contournement (RD 252) et la route de Soorts. 

De son côté, le maire de Soorts-Hossegor, Christophe Vignaud, a également refusé le tracé proposé. Il souhaite que RTE remette à l'étude le tracé en évitant soigneusement les zones urbanisées. 

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