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Jardin botanique du Grand Nancy : "On va commencer à tester des plantes de climat méditerranéen"

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Par , France Bleu Sud Lorraine

Au jardin botanique Jean-Marie Pelt à Villers-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle), certaines espèces sont en avance de plus d'un mois. Conséquence d'un hiver exceptionnellement doux. Le directeur du jardin se prépare à accueillir des espèces plus typiques des bords de mer.

Avec le changement climatique, le jardin botanique du Grand Nancy produit de moins en moins de graines
Avec le changement climatique, le jardin botanique du Grand Nancy produit de moins en moins de graines © Maxppp - Alexandre Marchi

Aux portes de Nancy, le jardin botanique Jean-Marie Pelt abrite une collection de 6 000 végétaux extérieurs. Ils s'accommodent bon gré mal gré d'un hiver très doux. "Certaines plantes sont en avance d'une, deux, trois semaines et même plus d'un mois comme les prunelliers", souligne Frédéric Pautz, directeur des lieux. "Le dernier grand hiver froid, c'est 2012", rappelle-t-il. "Des hivers doux, on en a eus mais avec des températures aussi hautes et sur une période aussi longue, c'est vraiment la première fois et ça nous inquiète, notamment pour l'élimination d'un certain nombre de parasites." 

Autre conséquence de cet hiver qui n'en porte que le nom : la baisse des productions de graines. Le jardin botanique de Villers-lès-Nancy collecte les graines de 2 000 plantes et les échange avec 500 correspondants du monde entier. "Avec cette douceur, les floraisons sont précoces, les fructifications également avec la possibilité de gelées très tardives", note Frédéric Pautz. Résultat ? "On constate depuis quelques années qu'avec ces perturbations estivales et hivernales, nos productions de graines sont de moins en moins importantes."

Avec ces perturbations estivales et hivernales, nos productions de graines sont de moins en moins importantes - Frédéric Pautz, directeur du jardin botanique du Grand Nancy

Frédéric Pautz, directeur du jardin botanique Jean-Marie Pelt - Maxppp
Frédéric Pautz, directeur du jardin botanique Jean-Marie Pelt © Maxppp - Alexandre Marchi

Qu'en est-il au jardin du Haut-Chitelet, sur la route des Crêtes dans les Vosges, également géré par le jardin botanique Jean-Marie Pelt ? "Les changements climatiques sont encore plus marqués dans les latitudes hautes, les zones arctiques et les montagnes. Habituellement dans notre jardin du Chitelet, les floraisons commençaient en juin et duraient jusqu'au mois d'août. Aujourd'hui avec les canicules, à partir du 1er août il n'y a quasiment plus de floraisons."

Frédéric Paultz précise : "On a un programme scientifique avec d'autres jardins botaniques alpins. On voit que d'année en année, des plantes assez communes fleurissent et fructifient de plus en plus tôt. Chaque année, on introduit entre 100 et 300 nouvelles espèces. On va certainement commencer à tester de nouvelles plantes, de bord de mer, de climat atlantique ou méditerranéen et elles vont de mieux en mieux pousser". En parallèle, dit-il, "des plantes qui ne supportent pas la canicule vont disparaître. Ça va être un changement progressif sur toute une grande période".

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