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Jour de la Terre : l'agriculture bio a la cote dans le Roannais

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Coup de projecteur sur le biologique en ce Jour de la Terre, ce jeudi 22 avril. Cette agriculture implique du temps, de l'énergie, des investissements, mais avec de vrais résultats. Rencontre avec Mickael Rollet, le plus grand maraîcher bio du Roannais (Loire).

Mickael Rollet, le plus grand maraîcher bio du Roannais, a installé depuis l'année dernière une serre bio climatique avec des tubes à eau chauffée au pied de ses plants de tomates.
Mickael Rollet, le plus grand maraîcher bio du Roannais, a installé depuis l'année dernière une serre bio climatique avec des tubes à eau chauffée au pied de ses plants de tomates. © Radio France - Julien Gonzalez

Mickael Rollet a repris la ferme de ses parents il y a une quinzaine d'années à Saint-Germain-Lespinasse (Loire). Avec une formation en horticulture, ce maraîcher est d’abord parti sur une exploitation de 5.000 mètres carrés avec un maître mot : ne faire que du bio.

"J'avais cette volonté-là de produire des légumes le plus naturellement possible par souci d'écologie, d'environnement, de protection de la nature. On y passe du temps, il faut de l'énergie, il faut un petit peu d'argent aussi mais le jeu en vaut la chandelle !"

Mickael Rollet s'est lancé dans le bio en 2005 par conviction et c'est aujourd'hui un secteur qui marche de plus en plus.

"Pas d'engrais chimiques, pas de désherbants et pas de pesticides ni de fongicides chimiques. On fait attention aussi aux rotations : on évite de cultiver le même légume tout le temps au même endroit. J'avais cette volonté-là de produire des légumes le plus naturellement possible par souci d'écologie, d'environnement, de protection de la nature. J'ai démarré surtout avec des investissements d'occasion, j'ai dû créer mes marchés, développer mon marché à Roanne, j'avais une petite production et j'ai tout de suite eu une très bonne clientèle ! On y passe du temps, il faut de l'énergie, il faut un petit peu d'argent aussi mais le jeu en vaut la chandelle !"

Et aujourd'hui, son exploitation a bien grandi : six hectares de cultures et 8.500 mètres carrés de serres. Une activité qui fonctionne bien, raconte le maraîcher, même si l'année 2020, marquée par la crise Covid, a bousculé la donne. Bien sûr, il a perdu l'approvisionnement dans les cantines ou dans les restaurants gastronomiques comme celui de Trois Gros, à Roanne, mais il a pu rattraper son activité avec la vente aux particuliers. Ses principaux débouchés, ce sont les marchés et la vente directe pour 80% de son chiffre d'affaires. Et la crise Covid a boosté l'envie de circuits courts et de bio chez les consommateurs. 

"Il y a, depuis l'an dernier, plus de conscience des consommateurs vers plus de produits bio et locaux : j'ai un projet de création de petit magasin à la ferme."

Dans le contexte de crise sanitaire, Mickael Rollet a constaté que le label bio était recherché par les consommateurs en quête de produits locaux et de circuits courts.

"Il y a eu effectivement depuis l'an dernier plus de conscience des consommateurs qui va vers plus de produits bio, locaux. Avec plus d'achats directement à la ferme. J'ai d'ailleurs un projet de création de petit magasin à la ferme. En termes de ventes, je ne me plains pas du tout !" Et parmi les produits chouchous : ses tomates chauffées avec des tubes d'eau au pied des plantations, une eau chauffée à la lumière du soleil. Une serre bio climatique avec un coût, mais qui justement vaut vraiment le coup ! 

"300 euros par an avec ces tubes à eaux chauffées pour gagner un mois de production, c'est un calcul, c'est un choix mais en tout cas moi ça m'intéresse !"

Michael Rollet s'est lancé dans une innovation avec des tubes à eaux chauffées à la lumière du soleil au pied de ses 500 plants de tomates.

"Ça lisse les courbes notamment négatives et ça c'est hyper important pour la plante. On prend des risques en plantant un peu plus tôt, c'est-à-dire avoir des tomates à vendre plus tôt sur l'étal de légumes, mais au moins on sécurise notre production avec cette accumulation de chaleurs dans ces tubes. On a aussi un gain de rendement puisqu'on étale la production dans le temps. L'idée, c'est de garder ce système dix ans donc vous ramenez le coup de cette installation des 1500, 2000 même 3000 euros sur dix ans, je sais qu'il y a 300 euros investis là-dedans toutes les années pour gagner un mois de production. Après c'est un calcul, c'est un choix mais en tout cas moi ça m'intéresse !" 

Et après les serres, les engins !  Mickaël  Rollet envisage de passer aux tracteurs électriques. En tout cas, il a prévu d'en essayer dès ce vendredi dans ses champs. 

Fabienne Grébert, candidate tête de liste EELV pour les régionales en Auvergne-Rhône-Alpes, est venue rencontrer le maraîcher Mickael Rollet.
Fabienne Grébert, candidate tête de liste EELV pour les régionales en Auvergne-Rhône-Alpes, est venue rencontrer le maraîcher Mickael Rollet. © Radio France - Julien Gonzalez

Un ensemble d'innovations regardées avec beaucoup d'intérêt par Fabienne Grébert, la tête de liste Europe Ecologie Les Verts EELV pour les régionales en Auvergne-Rhône-Alpes venue lui rendre visite. Un déplacement, à deux mois du scrutin, pour mettre en particulier l'agriculture bio au cœur de la campagne. 

"L'objectif, c'est d'avoir 50% de produits bio, équitables et locaux !" - Fabienne Grébert, candidate tête de liste EELV pour les régionales en Auvergne-Rhône-Alpes

Fabienne Grébert, la tête de liste Europe Ecologie Les Verts EELV pour les régionales en Auvergne-Rhône-Alpes, veut que l'agriculture bio soit au cœur de la campagne.

"Ce qu'on a ici sur ce territoire, ce sont des terres agricoles : il faut qu'on les utilise pour produire une alimentation de proximité. Je veux aussi rencontrer des maraîchers parce que ce sont eux qui nourrissent les habitants de notre région. L'objectif, c'est d'avoir 50% de produits bio, équitables et locaux et nous devons accompagner les agriculteurs qui vont partir à la retraite pour s'assurer qu'ils transmettent bien leurs exploitations. Parce que le risque dans cette période où nous allons avoir 50% des agriculteurs qui partent à la retraite, c'est que les exploitations deviennent de plus en plus massives et soient remises aux mains des industriels de l'agroalimentaire donc c'est un enjeu fondamental aujourd'hui". 

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