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Environnement

Jusqu'à +7°C en 2100 : les scientifiques aggravent leur prévisions sur le réchauffement climatique

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Par , France Bleu

Si les États ne prennent pas, dès maintenant, des mesures fortes, la hausse de la température moyenne mondiale atteindra 6,5 à 7°C en 2100 selon les travaux de scientifiques français rendus publics ce mardi.

 Vue du Yukon Delta en Alaska où le réchauffement climatique est particulièrement prégnant, en avril 2019
Vue du Yukon Delta en Alaska où le réchauffement climatique est particulièrement prégnant, en avril 2019 © AFP - MARK RALSTON

Si rien n’est fait pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, le réchauffement climatique pourrait atteindre 7 °C d’ici à la fin du siècle, entraînant des conséquences désastreuses pour les espèces et les écosystèmes. C'est ce qui ressort des travaux d'une centaine de chercheurs et d'ingénieurs français, notamment du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et de Météo-France. Engagés dans le programme mondial de recherche sur le climat, ils ont simulé plusieurs scénarios en vue de mieux comprendre et anticiper les changements climatiques. Leurs conclusions seront intégrées au sixième rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), attendu en 2021.

Canicules, sécheresses, et feux de forêts : nouvelle norme en 2050

Selon ces scientifiques, quels que soient les efforts faits pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, la température moyenne du globe va augmenter de façon continue jusqu'en 2040, pour atteindre environ 2 °C, en raison de l’inertie du système climatique. 

Ensuite ? Si les États ne prennent pas, dès maintenant, des mesures fortes, la hausse de la température moyenne mondiale atteindra 6,5 à 7°C en 2100. Ce scénario, le plus pessimiste, est basé sur une croissance économique rapide alimentée par les énergies fossiles. Dans le dernier rapport du GIEC de 2014, le pire scénario prévoyait une hausse des températures de 4,8°C par rapport à la période pré-industrielle.

Une telle hausse de la température moyenne se traduira par de multiples vagues de chaleur. Selon les experts, la canicule de 2003, qui avait tué 15.000 personnes dans l'Hexagone, deviendrait la norme dès les années 2050. D'après David Salas y Mélia, chercheur climatologue et responsable climat au centre de recherche CNRM (Météo-France-CNRS), les sécheresses seront aussi "beaucoup plus longues et étendues", avec "à partir de 2070 une Garonne à sec pendant quelques mois", les "pratiques agricoles" seront "fortement remises en cause" et les "feux de forêt" se multiplieront "dans des régions où aujourd'hui ils ne sont pas trop fréquents".

Urgence à agir

Dans le meilleur des scénarios, qui implique une forte coopération internationale, la diminution immédiate des émissions de CO2, la neutralité carbone à l'échelle du globe en 2060 et une captation de CO2 atmosphérique de l'ordre de 10 à 15 milliards de tonnes par an en 2100 -ce qui techniquement est incertain- il sera tout de même compliqué de limiter le réchauffement de la planète à 2°C, comme le prévoit l'Accord de Paris sur le climat de 2015.

Des prévisions plus qu'alarmantes sachant que les engagements jusqu'à présent pris par les États pourraient limiter la hausse de la température moyenne à +3°C. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a convoqué un sommet lundi à New York pour appeler les dirigeants mondiaux à rehausser leurs ambitions. "La température moyenne de la planète à la fin du siècle dépend fortement des politiques climatiques qui seront mises en oeuvre dès maintenant et tout au long du XXIe siècle", ont insisté le CNRS, Météo-France et le CEA lors de la présentation de leurs conclusions à la presse. 

D'autres modèles étrangers déjà rendus publics, sur lesquels s'appuiera aussi le GIEC, vont également dans le sens d'un réchauffement accentué. 

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