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L'aéroport Nice-Côte d'Azur s'engage à ne plus émettre de CO2 en 2030

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Par , France Bleu Azur, France Bleu

L'aéroport Nice Côte d'Azur est le deuxième en France après Paris en terme de fréquentation de passagers. 14,5 millions de passagers ont été enregistrés en 2019. Le groupe aéroportuaire s'engage à ne plus émettre un gramme de gaz à effet de serre dans 10 ans.

Le tarmac de l'aéroport de Nice.
Le tarmac de l'aéroport de Nice. © Radio France - Laurent Vareille

Les aéroports de la Côte d'Azur (Nice, Cannes-Mandelieu et Saint-Tropez) s'engagent pour un objectif zéro net carbone sans compensation, en 2030. C'est 20 ans plus tôt que la limite fixée pour les aéroports internationaux engagés dans la démarche Airport Carbon Accreditation. L'aéroport de Saint-Tropez parviendra même à la fin de l'année 2020 à ne plus émettre de gaz à effet de serre grâce à la plantation d'arbres permettant d'absorber sur place 23 tonnes de CO2. Ce sera dans 10 ans pour Cannes et Nice. L'aéroport Nice-Côte d'Azur est engagé depuis 15 ans dans une démarche de réduction de gaz à effet de serre et donne donc un coup d'accélérateur.  

Davantage de passagers et moins d'émissions carbone ? 

Le nombre de passagers a encore augmenté en 2019 de 4,6 % avec 14,5 millions de passagers. Cela n'empêche pas l'aéroport Nice-Côte d'Azur de continuer à réduire ses émissions de CO2, en passant de 450 grammes par passager en 2012 à 101 grammes en 2019. "C'est inférieur à la moyenne des aéroports en Europe et l'équivalent du visionnage d'une vidéo de 33 minutes en streaming", explique fièrement le président de l'aéroport, Dominique Thillaud. 

Pour arriver à la neutralité carbone, l'aéroport investit plus de 20 millions d'euros et veut arrêter de recourir à la compensation. Isabelle Vandrot est cheffe du département développement durable et environnement à l'aéroport : "On est déjà à 100 % carbone neutre en utilisant la compensation, un procédé labellisé par le programme des Nations Unies pour l'environnement, c'est à dire qu'on achète des crédits carbone n'importe où sur la planète. Mais passer au net zéro, cela veut dire qu'on va investir dans des puits de carbone donc des plantations dans un périmètre très proche de l'aéroport, pour absorber les émissions."

Les objectifs par année 

Réduire les émissions de carbone, ça passe par l'achat d'électricité verte ou la mise en place d'une navette électrique passagers entre le terminal 1 et 2. 

  • 2020 : 80 % des véhicules de service seront électriques  
  • 2021 : fin de l'utilisation du gaz pour le pôle technique et la gare de fret (appel d'offre en cours)  
  • 2022 : fin du chauffage au gaz au terminal 1 et véhicules de fonction hybrides  
  • 2023 : installation de panneaux photovoltaïques pour compenser l'évolution du trafic  
  • 2029 : décarboner des engins spécialisés  
  • 2030 : installation de photovoltaïque pour une auto-consommation   
  • 2034 : planter des arbres dans le périmètre de l'aéroport pour absorber le CO2

Ce qu'on ne peut pas décarboner : la centrale électrique indépendante de l'aéroport (centrale de secours) qui fonctionne au gazole, les camions de pompiers, les engins qui poussent les gros avions comme les A321.

Et les avions ?  

Mais il n'y a pas que les bâtiments qu'il faut décarboner en installant des panneaux photovoltaïques sur les toits, y compris ceux des parkings, ou en supprimant le chauffage au gaz. Il faut agir aussi sur les phases de décollage et d'atterrissage, et inciter les compagnies aériennes à réduire leurs émissions. Pour cela, "on veut leur proposer une réduction des redevances d'atterrissage (entre 5 et 10 %) si les avions proposent de réduire les émissions de dioxyde d'azote au roulage, il faut qu'ils utilisent des moteurs qui émettent moins de CO2", déclare Dominique Thillaud. 

Entre zéro et mille mètres d'altitude, à proximité de l'aéroport, la direction explique que chaque passager produit 10,75 kg de CO2, soit autant de CO2 qu'un trajet de 100 km en Twingo neuve, l'équivalent de la consommation d'une mangue tropicale ou de deux poulets rôtis (source : ADEME -Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie). 

La direction aimerait, quand l'aéroport de Nice sera à zéro carbone, qu'il y ait une baisse de l'éco-contribution, prélevée par les compagnies aériennes sur les billets d'avion des voyageurs, fixée à 200 millions d'euros par an et collectée pour soutenir transport ferroviaire. 

Tous les trimestres, l'internaute pourra vérifier en ligne que les engagements seront tenus sur le site de l'aéroport Nice-Côte d'Azur. 

L'agrandissement du terminal 2 pris en compte

Le projet d'extension du terminal 2 de l'aéroport est pris en compte dans le calcul pour arriver à zéro carbone en 2030. Le projet comprend des salles d'embarquement pour accueillir des passagers, des salles d'enregistrement de bagage, de livraisons. La surface nouvellement créée sera supérieure à 25.000 mètres carrés. Les travaux devraient coûter 80 millions d'euros pour accueillir 21 millions de passagers en 2030. Des panneaux photovoltaïques seront installés sur le toit du terminal 2. "Nous absorberons ces kilowatts en plus, notamment grâce à une très forte efficacité énergétique du bâtiment", promet Isabelle Vandrot. 

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