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L’arrêté de protection du Mont-Blanc est signé

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Pays de Savoie, France Bleu, France Bleu Isère

Ce jeudi à Annecy (Haute-Savoie) et en présence de la secrétaire d’État en charge de la biodiversité, l’arrêté de protection des habitats naturels du Mont-Blanc a été signé. Ce texte doit permettre de mettre fin aux abus constatés sur les itinéraires qui mènent au toit de l’Europe.

L’arrêté de protection du Mont-Blanc a été signé ce jeudi en préfecture de la Haute-Savoie à Annecy.
L’arrêté de protection du Mont-Blanc a été signé ce jeudi en préfecture de la Haute-Savoie à Annecy. © Radio France - Richard Vivion

"Je l’attend depuis 17 ans. Aujourd’hui, nous avons écrit une page d’histoire." Ce jeudi après-midi dans les salons feutrés de la préfecture de la Haute-Savoie, le maire de Saint-Gervais ne cachait pas sa satisfaction. "Dans quelques années, nous nous rendrons compte que, ce 1er octobre 2020, nous avons changé les choses", a lancé Jean-Marc Peillex juste après la signature par le préfet de l’arrêté de protection des habitats (APHN) du Mont-Blanc. "On ne met pas le Mont-Blanc sous cloche", a ajouté la secrétaire d’État en charge de la biodiversité. "C’est une nouvelle approche de la protection des espaces qu’il nous faut promouvoir", a poursuivi Bérangère Abba présente lors de cette signature. 

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"Un arrêté positif" 

Annoncé en février dernier par Emmanuel Macron lors de sa visite dans le massif du Mont-Blanc, ce texte réglemente les pratiques sur une zone de 3 175 hectares à cheval sur les communes de Chamonix, Saint-Gervais et les Houches. "C’est un arrêté positif, poursuit l’édile. Il ne dit pas ce qui est interdit mais il dit ce que l’on souhaite autoriser dans ce magnifique massif du Mont-Blanc. C’est-à-dire la pratique de l’alpinisme et du ski avec leurs variantes."

"On veut qu'il n'y ait plus que de l'alpinisme et du ski sur cette partie de territoire" - Jean Marc Peillex, maire de Saint-Gervais.  

ECOUTEZ le maire de Saint-Gervais, Jean-Marc Peillex.

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Réglementation de la fréquentation du site et des activités (extrait de l'APHN du Mont-Blanc)  

Afin de prévenir la destruction et l’altération physique des habitats naturels, de conserver la qualité paysagère et la quiétude du site, il est interdit, à l’intérieur du périmètre : 

  • de pénétrer avec tout type de véhicules (à moteur ou non-motorisés) 
  • d’atterrir par tout moyen sauf pour le ravitaillement des refuges, la réalisation des travaux autorisés, ainsi que pour l’enchaînement alpinisme-parapente et le paralpinisme dans le strict respect de la réglementation aéronautique en vigueur 
  • de laisser pénétrer des animaux domestiques, à l’exception des animaux tenus en laisse sur les itinéraires de randonnées au sein des zones de transition 
  • de camper en dehors du camp de base de Tête Rousse, dans la limite de la validité de la dérogation accordée au titre du site classé et sur réservation nominative 
  • de bivouaquer, sauf en cas de force majeure, sur l’itinéraire et à proximité de la voie normale d’accès au Mont-Blanc par Saint-Gervais-les-Bains, en raison de la présence de plusieurs refuges sur cet itinéraire. 
  • de cheminer le long de la voie du tramway du Mont-Blanc 
  • concernant l’accès par la voie normale du Mont-Blanc par l’aiguille du Goûter : d’entreprendre en période estivale de gardiennage des refuges, l’ascension sans réservation nominative en refuge, sauf aller-retour dans la journée prévu et rendu possible par le niveau technique et de forme physique des personnes considérées. De s’écarter volontairement des itinéraires habituels pour les ascensionnistes qui empruntent la voie normale de l’aiguille du Goûter ou l’arête Payot. De dormir et de séjourner à l’abri Vallot, sauf cas de force majeure. De dormir à la cabane forestière des Rognes. 

Sur zone centrale (80% de la zone couverte par l’APHN), il est interdit :  

  • de pratiquer toute autre activité que l’alpinisme, l’enchaînement alpinisme-parapente, le paralpinisme, le ski/snowboard-alpinisme 
  • d’accéder au site en vue de l’ascension du Mont-Blanc sans être muni d’un équipement individuel et collectif approprié pour fréquenter les lieux dans des conditions de sécurité conformes aux us et coutumes définis par les professionnels de la montagne. 
  • de progresser en cordées de plus de trois personnes, sauf dans les situations imposées par la sécurité ou l’assistance à d’autres ascensionnistes. 
  • de transporter du matériel ou objets autres que ceux strictement nécessaires à la progression alpine, à la protection individuelle ou collective et à la subsistance. 

Le texte prévoit également l’interdiction d’organiser des manifestations « qu’elle qu’en soit la nature ». Il entérine également l’obligation pour les alpinistes qui souhaitent se rendre au sommet du Mont-Blanc par la voie normale de réserver leur nuit dans les refuges. En cas de non-respect de l’arrêté, il prévoit des contraventions d’un montant minimal de 750 euros (IVe classe). 

Plus d'hurluberlus 

Terminé donc les montées de jacuzzi, de rameur ou d’alpiniste en tongs au sommet du Mont-Blanc. "Cet arrêté vise à limiter les comportements erratiques sans réglementer l’alpinisme", s’est félicité le maire de Chamonix. Eric Fournier ravi d’avoir réussi à conserver le droit de bivouac en dehors de la voie normale du Mont-Blanc. 

"Fallait-il une réglementation ? Cela fait partie de notre société, il faut l'accepter." - Eric Fournier, maire de Chamonix

ECOUTEZ Eric Fournier, le maire de Chamonix.

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