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Environnement

L’automne est là, mais la Côte-d’Or reste en situation de sécheresse

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Par , France Bleu Bourgogne

L'automne commence et on prévoit un peu de pluie cette semaine. Cela fera du bien puisque la sécheresse sévit en Côte-d’Or. A l’ouest du département, les communes se soucient de leur approvisionnement en eau potable.

Photo d'illustration - L'eau manque dans les rivières, mais aussi dans les sources et nappes qui assurent notre eau potable.
Photo d'illustration - L'eau manque dans les rivières, mais aussi dans les sources et nappes qui assurent notre eau potable. © Radio France - Jacky Page

Côte-d'Or, France

Les averses seront les bienvenues cette semaine. Car la sécheresse a fait fortement baisser le niveau des rivières et des nappes phréatiques en Côte-d'Or. Chef du service hydrométrie à la DREAL Bourgogne Franche-Comté (la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement), Marc Philippe précise que l’eau manque beaucoup dans l’ouest du département. Le Serein par exemple ne coule plus à Bierre-lès-Semur. Mais les rivières à sec ne sont pas le seul problème, il faut continuer à économiser l'eau potable.

Des sources surveillées comme le lait sur le feu

Des communes peuvent s’attendre à être ravitaillées par camion-citerne. C’est le cas de Boussey, 33 habitants. C’est fréquent dans ce village, précise Gilles de Montalembert, président du SESAM, le syndicat des eaux, des services et de l'assainissement du Morvan, qui regroupe une centaine de communes. Pour l’instant, 90% des réseaux sont interconnectés, ce qui permet d’assurer une distribution uniforme sur le territoire concerné. Mais Gilles de Montalembert ajoute que les 10% restants dépendent de sources «  que l’on surveille comme le lait sur le feu ». Le président du SESAM s’inquiète aussi du moment où le bétail, actuellement dans les pâturages, sera rentré dans les étables. Souvent à ce moment-là, les animaux sont abreuvés avec de l’eau tirée du réseau potable. Une ponction supplémentaire sur des captages très sollicités.

Interconnecter les réseaux, et créer des réserves

A Blaisy-Bas, le maire Alain Lamy, voit avec inquiétude une fontaine livrer un filet d’eau de plus en plus mince.« Sur Blaisy, on n’a pas de pluie depuis le mois de mai, on a échappé à quasiment tous les orages. La situation est très tendue ». En octobre 2017, le château d’eau s’était retrouvé à sec. Il avait fallu faire venir des camions citernes pour l’alimenter, sachant que la commune consomme chaque jour 100 mètres cubes.

L’interconnexion des réseaux est-elle la solution miracle ? « C’est vrai que c’est un plus, mais jusqu’à un certain niveau, puisque quand on n’a plus d’eau sur un territoire, on n’en a plus chez le voisin non plus. Et puis les syndicats des eaux sont des gestionnaires. S’ils ont besoin de garantir de l’eau pour leurs propres abonnés, ils auront tendance à couper l’interconnexion ». Il faut selon Alain Lamy réfléchir à d’autres solutions, notamment des réserves artificielles, pour capter et stocker les précipitations hivernales, afin de les restituer en période sèche. 

Rénover les réseaux pour lutter contre les fuites

Préserver la ressource, c’est aussi ne pas la gaspiller. Avec la répétition des phénomènes de sécheresse, les communes et syndicats des eaux prennent de plus en plus conscience de cette nécessité. Fin août 2017, les habitants de Flavigny-sur-Ozerain avaient dû subir des coupures d’eau de 18h à 8h, pendant 5 jours. Un acte malveillant, une ouverture de vanne, avait aggravé les conséquences de la sécheresse. Dans cette commune qui était fréquemment confrontée au manque d'eau, la situation a été améliorée en rénovant le vieux réseau qui fuyait. C'est ce que rappelle le maire Dominique Bondivena : "nous avons remplacé la conduite principale de 1865, et travaillé sur les fuites intra-muros, et depuis, nous n'avons plus de problème." 

Faut-il s’attendre à un retour rapide à la normale, avec les précipitations attendues cette semaine ? A la DREAL, Marc Philippe est d’un optimisme pour le moins modéré : il faut de 15 jours à trois semaines pour que l’eau rejoigne la nappe. Et puis même si les grandes chaleurs ne sont plus d’actualité, l’évaporation peut survenir du fait du vent. Depuis le mois de juin, la préfecture de la Côte-d'Or a renforcé à cinq reprises les mesures de restriction d'usage de l'eau. Le dispositif est donc toujours en vigueur.

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