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Environnement

La justice annule l'abattage des platanes de Gien

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Par , France Bleu Orléans

Le tribunal administratif d'Orléans annule l'arrêté du maire de Gien autorisant l'abattage d'une trentaine de platanes du quai Joffre. Epilogue juridique, sans doute, d'une longue bataille pour sauver les derniers platanes des quais de Loire. Le maire de Gien Christian Bouleau ne fera pas appel

Des habitants de Gien s'opposent à l'abattage d'une partie des platanes qui longent la Loire.
Des habitants de Gien s'opposent à l'abattage d'une partie des platanes qui longent la Loire. © Radio France - France Bleu Orléans

Gien, France

Deux semaines après l'examen sur le fond, de "l'affaire des platanes de Gien", le tribunal administratif d'Orléans vient de rendre sa décision sur l'arrêté municipal signé par le maire le 3 mars 2017, autorisant l'abattage d'une trentaine de platanes, dans le cadre de l'aménagement du quai Joffre. 

La justice annule cet arrêté et condamne la ville de Gien à verser 1200 euros à deux particuliers qui avaient saisi le tribunal administratif, au titre des frais de justice. C'est la fin de la menace qui pesait encore, faute de décision sur le fond, sur ces platanes que la municipalité voulait abattre, en mettant en avant leur état sanitaire.

L'abattage des alignements d'arbres interdit sauf raisons sanitaires

Le détail du jugement n'a pas encore été communiqué, mais lors de l'audience le 26 septembre 2019, le rapporteur public du tribunal administratif d'Orléans avait recommandé l'annulation de l'arrêté municipal, essentiellement au titre de l'article L350-3 du Code de l'Environnement, datant d'août 2016.

Un article qui interdit d'abattre des alignements d'arbres sauf s'il y a un danger pour les personnes ou les biens en raison de leur état sanitaire. Un diagnostic avait montré que moins d'une dizaine d'entre eux étaient malades

Le maire de Gien ne fera pas appel

Deux ans, presque jour pour jour, après l'abattage de 29 platanes, déjà, sur le quai Lenoir, c'est donc l'épilogue et sans doute la fin de la menace qui planait encore sur les arbres restants. Le maire de Gien, Christian Bouleau, dit "prendre acte" de la décision du tribunal, et précise qu'il ne fera pas appel. "J'ai déjà tourné la page depuis longtemps" dit-il.

Mais du côté du groupe de citoyens giennois "Sauvons les platanes", qui avait lancé la mobilisation, dès le mois de septembre 2017, si on savoure "ce qu'on peut appeler une victoire" confesse Pascale Romanin, porte-parole, on exprime aussi "des regrets". "Les 30 premiers platanes du quai Lenoir, massacrés le 12 octobre 2017, il y a deux ans exactement, auraient pu être épargnés si le maire nous avait écouté. Nous, nous avons fait ce que nous pouvions, mais la seule personne qui devrait avoir des regrets, c'est le maire de Gien"

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