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Dossier : La nouvelle éco, comment le coronavirus bouleverse l’économie

La nouvelle éco : un pot de fleurs composteur inventé à Montpellier

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Hérault, France Bleu

La start-up montpelliéraine Transfarmers a lancé ses pots de fleur composteurs en septembre 2020. Fabriqués essentiellement en France, ils visent à sensibiliser les citadins à l'écologie. Une chronique en partenariat avec ToulÉco Montpellier.

Les deux compartiments de l'objet communiquent, ce qui permet à la plante de puiser directement ses nutriments dans le compost.
Les deux compartiments de l'objet communiquent, ce qui permet à la plante de puiser directement ses nutriments dans le compost. - Ananda Photo Factory

Transfarmers a lancé, en septembre 2020, son pot de fleurs composteur. L'objet conçu par cette start-up montpelliéraine fonctionne sur le principe du lombricomposteur : vous y mettez vos déchets organiques (des épluchures, des coquilles d'œuf, du carton, du papier). À l'intérieur, des vers les dégradent et les transforment en compost.

La particularité du pot de fleur composteur, c'est que ces déchets permettent de nourrir directement une plante qui pousse à côté. "En fait, c'est un système composé de deux compartiments, explique Thomas Colin, l'un des quatre cofondateurs de Transfarmers. Un de compostage et un de culture de plante. Et ces deux parties communiquent. La plante va directement y puiser les nutriments et l'eau dont elle a besoin."

"L'idée c'était de donner un sens au geste. Là, quand on composte, on ne jette pas des déchets. On nourrit directement sa plante." - Thomas Colin, cofondateur de Transfarmers

Les quatre entrepreneurs ont eu cette idée en cherchant un lombricomposteur pour eux. "On s'est rendu compte que ceux qui existaient ne nous convenaient pas, raconte le trentenaire. Ils étaient souvent en plastique, donc pas très écolos. Et surtout, ils étaient fabriqués avec des matériaux qui favorisent la production de jus et l'invasion de mouches, ce qui est le véritable fléau du lombricomposteur."

Ils ont donc choisi de le fabriquer en terre cuite, un matériau plus écologique et qui permet l'évaporation de l'eau, et donc celle du jus, mais qui est fragile. Ils se sont aussi tournés vers des bouchons en liège. Leur étanchéité réduit la prolifération de nuisibles.

Pour les quatre cofondateurs, les lombricomposteurs déjà sur le marché n'étaient pas assez pratiques, explique l'un d'entre eux, Thomas Colin

À l'origine, le produit aurait dû sortir cinq jours avant le premier confinement. "Forcément, on a reporté le lancement, expose Thomas Colin. Mais pour tout vous dire, la crise sanitaire ne nous a pas vraiment affectés. On est sur les ventes, à peu près, qu'on avait prévues."

L'objectif de l'équipe est de sensibiliser à l'écologie. Ce sont surtout des habitants des métropoles ou des agglomérations qui sont séduits par ces pots de fleur innovants. "Il y a aussi des personnes qui vivent à la campagne, note Thomas Colin. Généralement, ils ont un composteur au fond du jardin, ce qui n'est pas pratique, vu qu'on peut avoir des petites épluchures tout au long de la journée, ou un peu de marc de café."

La taille du pot de fleur permet d'y mettre une plante imposante ou des aromates
La taille du pot de fleur permet d'y mettre une plante imposante ou des aromates - Nathalie Leboullenger

Seuls les bouchons en liège ne sont pas fabriqués en France : ils viennent du Portugal. Faute d'avoir pu trouvé un potier dans la région, Transfarmers travaille avec un professionnel de Champagne-Ardenne.

Les quatre cofondateurs (Aliette et Henri Thomazo, Louis Jamin et Thomas Colin) ont planché pendant quatre ans, avant de sortir leur pot de fleur composteur. Ils réfléchissent désormais à des solutions pour réduire le gaspillage alimentaire.

Interview avec Thomas Colin, cofondateur de la start-up montpelliéraine Transfarmers

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