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La période de confinement a fait reculer la pollution dans la Loire et la Haute-Loire

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

C’est en tout cas le bilan fait par l’agence ATMO Auvergne-Rhône-Alpes chargé du contrôle de la qualité de l’Air dans notre région

Le recul de la circulation routière principal facteur d'amélioration
Le recul de la circulation routière principal facteur d'amélioration © Maxppp - -

Les techniciens de l'agence ont relevé durant la période de confinement les taux des trois principaux polluants : l’oxyde d’azote (NOx), l’ozone (O3) et les micros-particules dans l’atmosphère. Si le constat est édifiant sur l’oxyde d’azote, il l’est un peu moins sur les deux autres. 

Les explications de Cyril Besseyre de l'agence Atmo en Auvergne-Rhône-Alpes : "Les impacts les plus significatifs ont été observées sur les oxydes d’azote, polluants majoritairement émis par le trafic automobile. Là-dessus, on a enregistré des baisses très importantes des émissions. Sur Saint-Étienne, par exemple, cette réduction est de  l’ordre de -44 %, en lien avec la réduction du trafic automobile avec une diminution de -90 % des véhicules durant cette période.  Pour les particules fines et l’ozone, c’est moins visible. Pour l'ozone, on a eu des périodes de beau temps avec à certains moments un ensoleillement plus élevé que la normale. Pour les particules fines c’est pas dû au soleil, c’est plutôt lié aux températures. Les sources principales de particules fines dans l’atmosphère restent les chauffages. Et fin mars, on a observé un épisode un peu plus froid avec une augmentation des teneur en particules fines, donc on a pas pu saisir l’impact de ce confinement sur ces deux polluants."

Des taux de pollution plutôt satisfaisants durant le confinement
Des taux de pollution plutôt satisfaisants durant le confinement © Radio France - Yves Renaud

La Haute-Loire tire encore mieux son épingle du jeu 

Le département est éloigné des grands axes de circulation et sur l'oxyde d’azote, par exemple, la baisse constatée était de 56%. L’agence Atmo en Auvergne-Rhône-Alpes travaille depuis de nombreuses années sur les polluants classiques de l'atmosphère, Oxyde d’Azote principalement issu de la circulation routière, l’ozone qui se développe en période de chaleur et les particules fines principalement produite par les chauffages. 

Mais elle travaille également aujourd’hui sur l’émergence de nouveaux polluants : les particules ultra fines, les résidus de produits phytosanitaires,  le méthane et l’ammoniaque dont les taux augmentent progressivement dans notre environnement. Des produits qui ne font pas encore l’objet de normes de pollution, mais ça ne saurait tarder, alors il faut prendre de l’avance comme l’explique Cyril Besseyre de l’agence Atmo Auvergne-Rhône-Alpes

"La difficulté sur ces polluants dits "émergents" , c’est qu'il n’y a pas de norme qui existe, pas encore de réglementation et notre rôle va plutôt être d’accumuler des des données et de l’information sur ce sujet là pour les mettre ensuite à disposition des chercheurs,phère des épidémiologistes et des gens en charge de la santé publique pour qu’ils puissent voir à quel niveau il faudrait se situer pour limiter les risques vis a vis de la population.  Nous, en tant que "thermomètre" de la qualité de l’air, on s appuie sur les publications sur les publications de l’agence nationale de sécurité sanitaire et de l’environnement pour  établir une liste de composés qui a notre sens vont être problématiques dans les années à venir et on travaille dans ce sens là pour anticiper les futurs problèmes."

L'agence ATMO met en place de nouveaux matériels de contrôle de ces polluants dits émergents pour mieux suivre leur évolution dans les années futures. 

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