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La Poudrerie d'Angoulême est dépolluée au terme d'un chantier de 15 ans

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Par , France Bleu La Rochelle

Le chantier de dépollution du site de la "poudrerie" d'Angoulême s'achève après 15 ans de travaux. Il a fallu retirer tous les résidus de nitroglycérine, d'ypérite (gaz moutarde) et de nitrocellulose qui existaient encore dans le sol. C'est la fin d'un chantier titanesque sur 180 hectares.

Le site de la Société Nationale des Poudres et Explosifs s'étale sur 180 hectares à Angoulême
Le site de la Société Nationale des Poudres et Explosifs s'étale sur 180 hectares à Angoulême © Radio France - Pierre MARSAT

La SNPE (société nationale des poudres et explosifs) a fermé ses portes en 2004. Créée par l'ordonnance royale de Louis XVIII en 1818, "la poudrerie d'Angoulême" a fabriqué, pendant près de deux siècles, des poudres pour fusils et canons, et des explosifs. En 1914, au début de la Première Guerre mondiale, elle employait quelque 14 750 personnes. Peu de temps avant sa fermeture, il y avait encore un millier d'Angoumoisins qui travaillaient à la poudrerie. Pendant 15 ans, le site a été dépollué : tous les résidus de nitroglycérine, d'ypérite, et de nitrocellulose ont été enlevés du sol, à des profondeurs importantes jusqu'à 15 mètres. Ce chantier colossal a coûté 170 millions d'euros, en grande partie financés par l'Etat.

L'entrée des bureaux de la SNPE
L'entrée des bureaux de la SNPE © Radio France - Pierre MARSAT

Une sorte "d'état des lieux" doit être effectuée, d'ici la fin de l'année, par les services de l'Etat, pour certifier que la dépollution est bien conforme à ce qui était prévu. Le terrain va ensuite pouvoir être proposé à la vente. Le Département de la Charente, la Ville d'Angoulême et l'agglo semblent intéressés : l'étude d'urbanisme, qui doit être rendue dans les prochains jours, évoque une zone inondable de 50 hectares le long du méandre du fleuve Charente, qui pourrait être transformée en zone de promenade dans le prolongement de la Coulée verte. Une cinquantaine d'hectares pourraient être réservés à un ou plusieurs projets industriels. Et 70 hectares seraient utilisés pour du résidentiel : l'ancien plan d'urbanisme d'Angoulême évoquait la création de 3000 logements supplémentaires, et quelque 7000 habitants de plus.

Pierre Lateste, chef d'établissement du site de la SNPE d'Angoulême
Pierre Lateste, chef d'établissement du site de la SNPE d'Angoulême © Radio France - Pierre MARSAT

Interview de Pierre Lateste, chef d'établissement du site SNPE d'Angoulême

Et maintenant, quel avenir pour l'ancien site SNPE ?

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