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Loup en Normandie : "Entre le coronavirus et le loup, on a l'impression d'être au Moyen-Âge"

Dans un communiqué, la préfecture de Seine-Maritime indique que les analyses effectuées après plusieurs attaques d'ovins dans l'est du département renforcent l'hypothèse de la présence d'un loup. Un animal y ressemblant fortement a été photographié le 8 avril 2020 dans le secteur.

L'animal a été photographié le 8 avril en Seine-Maritime [Photo d'illustration].
L'animal a été photographié le 8 avril en Seine-Maritime [Photo d'illustration]. © Radio France - Bleuette Dupin

Plusieurs attaques d'ovins ont été répertoriées ces dernières semaines autour de Londinières, en Seine-Maritime. C'est sur cette petite commune qu'un animal authentifié à 95 % par plusieurs experts comme étant un loup a été photographié le 8 avril.

Depuis, "quatre attaques sur ovins et une prédation sur chevreuil ont été signalés sur les communes de Fesques, Osmoy-saint-Valery et Mesnil-Follemprise", indique la préfecture de Seine-Maritime dans un communiqué publié ce samedi 2 mai. La dernière recensée date de la nuit du lundi 27 au mardi 28 avril lors de laquelle quatre brebis et un agneau ont été tués dans un champ du Mesnil-Follemprise.

Une information révélée par Le Réveil de Neufchâtel et que nous avons pu nous faire confirmer par le maire de la commune. "C'est la première fois que cela arrive sur la commune. C'est un peu fou, confie Eric Battement. Entre le coronavirus et le loup, on a l'impression d'être au Moyen-Age."

Mais d'autres signalements ont eu lieu bien avant, certains "remontant jusqu’à novembre 2019".

L’analyse de cet ensemble d’informations converge vers l’hypothèse de la présence d’un loup dans le secteur.

L’Office français de la biodiversité (OFB) a été chargé d'enquêter sur le terrain avec l'appui de la Direction départementale des territoires et de la mer. "Des agents se sont rendus sur place pour identifier la cause de la mort des animaux et procéder à un relevé d’éléments techniques. Les agents ont également cherché à collecter des indices de présence du prédateur tels que des empreintes ou des éléments biologiques comme des excréments ou poils pouvant être analysés génétiquement."

Tous ces éléments ont ensuite été envoyés au Réseau loup-lynx de l’OFB qui les a analysés. Et le résultat est clair : "La redondance des événements sur un secteur de 80 km², associée à la qualité des éléments analysés démontrent des actes de prédation aux caractéristiques comparables : une mise à mort par morsure puissante à la gorge et avec consommation systématique de parties charnues sur une ou plusieurs victimes. L’analyse de cet ensemble d’informations converge vers l’hypothèse de la présence d’un loup dans le secteur."

Pour se prononcer avec certitude, l'OFB attend des clichés de bonne qualité et des analyses génétiques. 

Une cellule de veille "loup" mise en place

Cependant, la préfecture précise qu'à "ce stade, la nouvelle confirmation d'un passage d'un loup dans le département de la SeineMaritime ne conduit pas à considérer le département comme une zone de présence permanente de l'espèce". Il faudrait pour cela avoir retrouver "des indices génétiques de présence de l’animal pendant deux années consécutives"

L'OFB et ses partenaires vont continuer les recherches et la surveillance sur place. Une cellule de veille « loup » va être mise en place. "Elle a pour objectif d’organiser une large concertation entre les différents acteurs du territoire (monde associatif, fédération de chasse, chambre d’agriculture, services de l’État..), de présenter un état des lieux, d’échanger sur la situation et de définir les modalités pratiques à mettre en œuvre pour concilier les différents enjeux (agricoles, cynégétiques, écologiques)."

La préfecture rappelle enfin que le loup est une espèce strictement protégée en France comme en Europe.

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