Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : La nouvelle éco, comment le coronavirus bouleverse l’économie

La relance éco : elle est designer végétal à Fleury-les-Aubrais et milite pour plus de beauté en ville

-
Par , France Bleu Orléans

La ville d'Orléans renouvelle cette année l'installation de jardins éphémères en centre ville. Il y en aura 11, à découvrir du 7 septembre au 1er novembre 2020. Amandine Didelot, designer végétal installée à Fleury-les-Aubrais, en a conçu deux, dont l'un sera visible devant l'hôtel Groslot.

Amandine Didelot est designer végétal à Fleury les Aubrais
Amandine Didelot est designer végétal à Fleury les Aubrais © Radio France - Anne Oger

Son jardin devant l'hôtel Groslot à Orléans, Amandine Didelot le définit comme une oasis alimentaire. Derrière sa maison à Fleury-les-Aubrais, où elle a créé sa petite entreprise, "Songes et Jardins", s'entassent les plantes qui y trouveront leur place lorsque la structure en bois, construite par un charpentier local avec du bois local, sera terminée. 

Du poireau, du basilic vert, de l'oseille, de la patate douce. Des plantes aussi bonnes que belles : "l'idée c'est de proposer des plantes qu'on ne connaît pas forcément, mais qui sont cultivées ici, et qui peuvent aussi bien se regarder que se manger". La démarche est durable, donc les circuits sont courts, mais la volonté d'Amandine, c'est aussi de soutenir une profession qui a beaucoup souffert du confinement

Plus de nature en ville pour répondre à l'enjeu climatique

Avant de créer son entreprise de design végétal, Amandine Didelot a longtemps travaillé dans la construction paille, puis dans un cabinet d'architecte spécialiste des projets autour du bois. Elle est aussi chargée de mission à Arbocentre, organisme chargée de développer une gestion durable de la forêt en Centre-Val de Loire. 

Aujourd'hui, elle estime qu'il faut plus que quelques arbres en ville, pour répondre à l'enjeu climatique et lutter contre les îlots de chaleur, par exemple, en période de canicule. "Moi je pense que le végétal ça n'est pas que des massifs fleuris. Ça peut être planter des arbres fruitiers, discuter avec les gens pour voir s'ils peuvent se servir, et répondre en même temps à l'enjeu de l'alimentation"

Dans le jardin, gestion de l'eau et des déchets

C'est le projet incarné par le jardin éphémère qui sera installé dès le 7 septembre devant l'hôtel Groslot. Les gens pourront éventuellement se servir, s'ils le souhaitent. L'eau sera réutilisée, recyclée, avec l'installation aussi de système d'irrigation ancestraux, pour répondre à l'enjeu de la sécheresse. Un composteur, également, sera installé au centre du jardin, sur le modèle de certains jardins africains, et les riverains seront invités à y amener leurs déchets végétaux. "On aura deux mois pour voir si ça fonctionne, ce qu'apportent les gens, c'est un essai"

Pour afficher ce contenu Facebook, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

Pour enrichir son jardin éphémère, Amandine Didelot a lancé une campagne de financement participatif sur la plateforme Miimosa. Les donateurs pourront récupérer les plantes, et les replanter chez eux. Et Amandine rêve de voir son jardin continuer à vivre dans une école, une commune, voire chez un particulier.

Elle conçoit aussi des sépultures végétalisées

Ce dont elle est persuadée, c'est qu'avec le confinement, chacun a bien compris l'enjeu que représente la présence du végétal en ville : "on a tous compris que l'accès au végétal en ville, c'était un privilège. On avait un kilomètre autour de chez nous pour aller se promener. Moi j'ai un jardin, j'ai de la chance, mais autour d'ici, c'est atrocement minéralisé, partout. Donc il faut absolument ramener la nature en ville. C'est beau, ça fait du bien, ça ramène de la biodiversité, c'est un enjeu important"

Et d'ailleurs, depuis quelques temps, Amandine Didelot s'est lancée dans la conception de sépultures végétalisées au cimetière d'Orléans. "On créée un jardin de deux mètres carrés, la dimension d'une tombe, en suivant bien sûr les envies de la famille. Mais cela permet de montrer que la vie continue, et c'est une belle façon de rendre hommage au défunt"

Les jardins éphémères à Orléans seront à découvrir à partir du 7 septembre

Choix de la station

À venir dansDanssecondess