Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Environnement

La tempête en Limousin, 20 ans après : quelles leçons pour la forêt limousine ?

-
Par , France Bleu Limousin

Dans la nuit du 27 au 28 décembre 1999, la "tempête du siècle" balayait le Limousin, dévastant une grande partie du massif forestier. Plus de 20 000 hectares de forêts ont été rayés de la carte. 20 ans après, la filière bois du Limousin se dit mieux préparée à une telle catastrophe.

Lors de la tempête de 1999, certaines parcelles de la forêt limousine ont été entièrement rasées
Lors de la tempête de 1999, certaines parcelles de la forêt limousine ont été entièrement rasées © Maxppp - Pascal Chareyron

Limousin, France

Il y a 20 ans jour pour jour, le soir du 27 décembre 1999, la tempête "Martin" s'abattait sur le Limousin avec ses vents à 150 km/h. Tout le monde souvient des soirées plongées dans le noir et le froid sans électricité, des toitures ravagées, mais aussi de notre forêt limousine dévastée.

Nous en avons pleuré face aux dégâts

Jany Michel, propriétaire forestière en Corrèze et représente des forestiers Fransylva, ne peut pas oublier ce chaos : "dans certaines parcelles, tout était par-terre" se souvient-elle, "nous en avons pleuré face aux dégâts avec mon mari".

Par endroit sous le vent, la forêt n'est plus qu'un champ de bataille : 60 000 hectares sont touchés dont plus de 20 000 entièrement détruits. 

On ne plante pas n'importe quoi n'importe où n'importe comment

Pour ne plus jamais voir ça, il a fallu penser la forêt autrement, notamment pour la rendre moins fragile. "Les enseignements du passé, c'est qu'on ne plante pas n'importe quoi, n'importe où et n'importe comment" affirme Christian Ribes, président de l'inter-profession bois en Nouvelle-Aquitaine, "on ne choisit pas une essence d'arbre pour la mettre par hasard".

Nature du sol, altitude et climat sont désormais mieux pris en compte par les forestiers. Ils développent également le mélange des essences, même si cette pratique n'est pas appliquée à toutes les parcelles pour des raisons d'entretien ou de rentabilité au moment de la récolte. "Mais nous avons un plus grand respect du sol avec des matériels plus modernes" renchérit Jany Michel.  Depuis 20 ans, les forestiers se veulent plus soucieux de l'environnement.

Priorité de la filière : limiter l'effondrement des prix

Plus soucieux, également, de l'équilibre de leur filière. "Si demain une nouvelle tempête arrive, nous ne travaillerons pas de la même manière et nous perdrons beaucoup moins de bois qu'en 1999" explique le président de l'inter-profession Christian Ribes. En effet, les techniques de conservation du bois ont évolué, notamment grâce aux dispositifs d'arrosage : "on sait le conserver, pour éviter un effondrement des prix"

Alors si personne n'empêchera le vent de souffler - on l'a bien vu ces derniers jours - les forestiers sont convaincus d'être maintenant mieux préparés à une météo déchaînée. Cela dit, le prochain défi pour la forêt limousine ne sera peut-être pas le vent mais plutôt le réchauffement climatique.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu