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Lancement des opérations d'effarouchement renforcé de l'ours en Ariège

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Par , France Bleu Occitanie

La préfète de l'Ariège a autorisé la mise en oeuvre de mesures d'effarouchement de l'ours brun sur deux estives du département.

Le corps d'un ours a été découvert le 9 juin près d'Ustou. Depuis la tension monte entre pro et anti.
Le corps d'un ours a été découvert le 9 juin près d'Ustou. Depuis la tension monte entre pro et anti. © Radio France - .

Cela fait maintenant près d'un mois que l'on parle beaucoup de la présence de l'ours dans les Pyrénées, depuis la découverte d'un ours tué par balle en Ariège le 9 juin. Une présence qui divise les défenseurs de l'espèce et les éleveurs qui perdent fréquemment leurs brebis à cause des ours. Et c'est dans ce contexte que la préfète de l'Ariège, Chantal Mauchet, a autorisé par arrêté la technique de l'effarouchement renforcé des ours dans deux estives cet été : dans les groupements pastoraux du Trapech (Bordes-Uchentein) et du Col d'Escots ( Ustou). 

Une technique pour intimider l'ours

Il s'agit d'une technique qui permet d'intimider les ours par du bruit ou de la lumière pour la technique dite simple, et par des armes non-létales pour la technique renforcée. Ce dispositif expérimental, dit renforcé, est déclenché sur des estives pour lesquelles, malgré la mise en oeuvre de mesures de protection des troupeaux, les dommages occasionnés par l'ours brun persistent. 

Une brigade de six effaroucheurs constituée au sein de l'office français de biodiversité  est chargée d'accompagner les éleveurs et bergers dans la mise en place de ces opérations. Christophe Pisi est responsable de la brigade de grands prédateurs. C'est lui qui encadre les équipes de gendarmes qui vont surveiller les troupeaux de brebis en montagne : " On monte en début de semaine, on passe toute la semaine en estive. On intervient en cas de contact avec l'ours. Pour les détecter, nous sommes équipés de caméras thermiques. En cas de danger, on utilise des armes non-létales, qui ne peuvent pas le blesser, mais qui font du bruit". 

13 estives utilisent l'effarouchement simple, deux l'effarouchement renforcé

À ce jour cette année, il y a 13 estives qui ont fait appel à l'effarouchement simple en Ariège et deux estives qui ont fait appel à l'effarouchement renforcé. L'année dernière, la préfète estime que l'expérimentation avait été concluante

Ce weekend, deux manifestations ont eu lieu en même temps : à Toulouse les pro-ours se sont rassemblés devant la préfecture de région pour demander le remplacement de l'ours tué, et les éleveurs se sont réunis à l'étang de Lers en Ariège pour dénoncer la prédation de l'ours. 

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