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Laure Noualhat, journaliste environnementale : « Le confinement a peut-être galvanisé certaines personnes »

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Par , France Bleu Auxerre

Laure Noualhat, journaliste environnementale originaire du Jovinien, aborde dans une interview à France Bleu Auxerre la sortie jeudi 28 mai de son livre « Comment rester écolo sans finir dépressif ».

Laure Noualhat est journaliste indépendante, spécialiste de la cause environnementale depuis vingt ans. Jeudi 28 mai paraît son livre « Comment rester écolo sans devenir dépressif ? ».
Laure Noualhat est journaliste indépendante, spécialiste de la cause environnementale depuis vingt ans. Jeudi 28 mai paraît son livre « Comment rester écolo sans devenir dépressif ? ». - Laure Noualhat

Dans une interview à France Bleu Auxerre, la journaliste indépendante Laure Noualhat explique que se soucier des causes environnementales n'est pas une sinécure et qu'il vaut mieux regarder fixement les choses qui vont mal sur notre Terre pour en ressortir grandi. Son livre qui sort jeudi 28 mai s'intitule Comment rester écolo sans finir dépressif et s'adresse non seulement aux militants écologistes mais aussi aux primo-arrivants ainsi que ceux qui n'osent pas s'engager pour le moment.

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Ce livre, en somme, est-il un compagnon de route pour tous ceux qui veulent s'engager pour l'environnement ? 

Laure Noualhat : C'est non seulement un compagnon de route, mais aussi un vade-mecum. On va acter dans la première partie que l'on tombe dans l'écologie, que ça fait mal. Mais dans la seconde partie, puisqu'il faut bien vivre, il s'agit de trouver comment. J'ai écrit ce livre pour deux raisons : la première qui est égoïste, c'est que je le porte depuis 10 ans, autant d'années durant lesquelles j'ai essayé de sortir de mon éco-dépression, de mon burn-out bio. La deuxième raison : il me semble que les témoignages de militants de longue date comme ceux de Nicolas Hulot, Cyril Dion ou de Claire Nouvian peuvent aider les uns et les autres qui se plongent dans ces questions environnementales mais aussi dans tous les doutes que cela soulève. Peut-être que ce livre est modestement à lire pour se sentir bien et se dire que même si l'on est dans le tunnel le plus noir en ce moment, il y a une sortie au bout.

Est-ce que le titre de votre livre sous-entend qu'il faut accepter que se soucier des causes environnementales, c'est une tâche trop importante pour certains ? 

Tomber dans l'écologie, ce n'est pas rien. On se tape un tsunami de mauvaises nouvelles. Que peut-on faire en tant qu'individu ? Nous sommes en plus sujets à la douleur que l'on inflige au vivant, confrontés à l'impuissance et la colère. Oui c'est dur. Ceux qui vous disent que l'écologie "c'est cool", qu'il faut de bonnes nouvelles, je ne les crois pas. Du moins, ce n'est que la moitié de la vérité. C'est très gratifiant d’œuvrer pour avoir un impact écologique moindre sur notre Terre. Les transitions abordées par l'écologie sont souvent économiques et matérielles, mais rarement les transitions émotionnelles ou psychiques. L'écologie, c'est l'ère du renoncement. On ne peut plus faire comme avant, sans se poser de questions. On se remet totalement en cause et c'est en cela que c'est difficile [pour ceux qui veulent s'engager, ndlr]. 

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Quels indices pourriez-vous donner à toutes ces personnes qui veulent agir ? 

Il y a trois choses à faire : rencontrer des gens qui agissent, en parler autour de soi, se rassembler, faire la fête, aller vers l'association la plus proche de chez soi pour ainsi expulser la colère, la peine et l'impuissance. Puis agir. Mais ça veut dire quoi ? Si vous êtes en plein questionnement professionnel, vous pouvez bifurquer et changer de boulot, ralentir et se poser les bonnes questions. J'emprunte dans mon livre une phrase de Goethe : « L'action porte en elle la magie, la grâce et le pouvoir. » Ces choses nous sont un peu confisquées aujourd'hui. Le pouvoir d'ailleurs, c'est le troisième point. C'est reprendre le pouvoir sur nos vies. On attend beaucoup de l'État, des gouvernements, des lois. On voudrait que le système change mais l'on voit bien que la rapidité de ce changement n'est pas à la hauteur des enjeux. Tout ça est un triptyque d'enfer.

Vous avez écrit ce livre avant le confinement... 

Oui et d'ailleurs il devait sortir le 26 avril, date d'anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, j'adorais. Nous l'avons bien sûr repoussée et j'ai pu alors saupoudré le livre de coronavirus. Ce qui est intéressant, confinement ou pas confinement, c'est que tout est égal. Tout le contenu est le même s'il n'avait pas eu lieu. On voit bien que les choses changent et ne tournent pas rond. Avions-nous besoin d'être confinés pour ça ? Non. Mais ça a activé certaines personnes, ça les a galvanisées, confortées dans ce qu'il fallait faire. 

« Peut-être que le confinement a conforté certaines personnes dans l'idée qu'il y avait quelque chose à faire [pour l'environnement]. » Laure Noualhat
« Peut-être que le confinement a conforté certaines personnes dans l'idée qu'il y avait quelque chose à faire [pour l'environnement]. » Laure Noualhat - Laure Noualhat

Laure Noualhat est journaliste environnementale depuis une vingtaine d'années. Elle est également auteure et réalisatrice (« Après demain », co-réalisation avec Cyril Dion).

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